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Plusieurs chefs d’Etat africains démocratiquement élus sont membres de la Grande Loge nationale française (GLNF), une branche franc-maçonnique. Jusqu’ici, ce sont deux réseaux qui contrôlent et financent les gouverneurs à peau noire «démocratiquement élus». Ces deux réseaux ont un dénominateur commun : la violence qu’ils abattent sur les peuples des présidents soumis à leur diktat.

Certaines associations s’apparentent à la franc-maçonnerie : Rotary club, Lion Club, les JCI. Ils sont intellectuels, grands commis de l’Etat, issus de la haute bourgeoisie et côtoient le grand monde. On les appelle communément chez nous au Mali «les patrons».
Pour le fonctionnement de la Françafrique, les réseaux d’initiés sont inéluctables : tous les Françafricains sont tenus par des mécanismes d’initiation. Alors, ça peut- être des mécanismes d’initiation mafieuse ou dans des sectes, voire dans certaines excroissances de la Franc-maçonnerie.

Depuis quelques années, ceux qui l’ont emporté, c’est la Grande Loge nationale française. Il y a eu par exemple une cérémonie d’initiation au Gabon où, d’un seul coup, les deux cents principaux décideurs gabonais ont été affiliés à la GLNF. C’est un peu comme autrefois quand on baptisait au jet d’eau ; là, en fait, on s’est mis à initier en grand à la «philosophie françafricaine».

Rappelons que la Franc-maçonnerie a joué un rôle éminent dans la construction de la démocratie française et celle des biens publics en France, mais le danger, c’est que le secret philosophique ou initiatique soit dévoyé par des gens qui ont d’autres ambitions, pour en fait constituer des quasi-mafias (un terme employé par Pierre Marion, qui était le numéro 3 de la Grande Loge nationale française démissionna. Il avait cru et appartenu à la GLNF devenue incontrôlable. Ce qui s’est passé au Rwanda où la Françafrique, amie du dictateur Habyarimana, développait une sorte d’apartheid dans son pays, était soutenu militairement par des livraisons d’armes, financièrement (par des gros chèques) et diplomatiquement (l’ONU), le régime a massacré un million de personnes dans des conditions horribles.

La complicité de la France dans ce génocide d’un million de personnes est à mon avis le plus grand crime français du 20ème siècle. Il ya aussi le meurtre de Sankara, un des grands espoirs de la jeunesse africaine, en 1987. A ceux-ci s’ajoutent deux autres crimes dans deux pays : le Congo Brazzaville et l’Angola.

Avec la poussée démocratique en 1990, il y a une conférence nationale qui a abouti à l’adoption d’une nouvelle Constitution et procéder à des élections présidentielles. Sassou Nguessou s’est présenté à ces élections. Il n’a récolté que 17% des voix. La Françafrique et les Francs-maçons n’ont pas du tout apprécié ça, ils ont tenté un coup d’Etat, qui a échoué. En 1997, il y a donc eu une guerre civile et, pour renverser le régime en place.

Pour ce faire, il fallait des soldats, des milices recrutées par Sassou et armées par les voisins comme le Gabon, mais aussi la garde présidentielle de Mobutu qui venait d’être renversé, mais aussi ceux qui avaient commis le génocide au Rwanda et qui s’étaient refugiés à Brazzaville, mais aussi un millier de soldats tchadiens transportés par la France en avion jusqu’à Brazzaville, mais aussi l’armée angolaise qui est venue renforcée la mise et réinstaller Sassou Nguesso, l’ami de Chirac.
En 1999, les milices, les anciens génocidaires rwandais, les anciens mobutistes, les Tchadiens, les miliciens cobras commettent une série de crimes contre l’humanité, qui ont fait pratiquement cent mille (100 000) morts, avec des dizaines de villages totalement rasés, brulés, et plusieurs dizaines de milliers de viols collectifs commis par des soldats porteurs de sida.

L’Angola, c’est l’Irak ou le Koweït de l’Afrique. Un pays qui a des gisements pétroliers gigantesques au large de ses côtes. L’Angola était en guerre civile depuis son indépendance en 1975. La France et Elf armaient les deux camps en guerre (Savimbi et Dos Santos). Tout simplement parce que le pétrole et les armes sont les secteurs de la plus grande corruption, avec des pourcentages de commissions énormes.

La rébellion touarègue aurait des sources franc-maçonniques. Nos deux dirigeants démocratiquement élus seraient membres de la Grande Loge nationale française(GLNF). C’est la France Chiraquienne qui a fait élire ATT président en 2002. Un plan d’action avait été remis par la France au président ATT fraîchement élu auquel il avait donné son accord.
A quelques petits mois de son départ, ses amis français constatent que rien n’est exécuté, alors une guerre civile sous l’appellation de rébellion touarègue éclate.

Fatou

Le 27 Février 2012