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Les Bissau-Guinéens ont porté en terre mardi 10 mars leur président assassiné Joao Bernardo « Nino » Vieira. Un hommage national lui a été rendu à l’Assemblée. Des milliers de personnes ont suivi le cercueil du chef de l’Etat défunt de l’Assemblée au cimetière où il repose désormais dans un sarcophage en béton. Aucun chef d’Etat de la sous-région n’a fait le déplacement. Les ambassadeurs, des politiques, quelques rares militaires sont venus mardi s’installer dans les fauteuils de l’Assemblée pour les funérailles de Joao Bernardo « Nino » Vieira. Lors de cette cérémonie chargée d’émotion, trois lecteurs ont dû se relayer pour présenter l’oraison funèbre. Chacun d’eux s’est effondré en larmes. De cette cérémonie, on retiendra cependant l’appel lancé par l’une des filles du président défunt, Elisa Vieira : « Il est mort, on nous a laissé un vide immense. Puisqu’il est mort, nous vous demandons : arrêtons de nous tuer. Arrêtons de nous tuer une fois pour toute ».Le président par intérim Raimondo Pereira a lui, parlé dans son discours d’un affront aux institutions. (Rfi)