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La fédération des artisans a créé un modèle de tenue militaire «made in Mali», soumis au gouvernement et entend bien que celui-ci lui attribue ce marché générateurs de milliers d’emplois.

Lors d’un point de presse organisé en son siège à Hamdallaye par le bureau de la Fédération nationale des artisans du Mali, Mme Astan Traoré, présidente et Oumar Diakité, vice-président de la FNAM, ont présenté l’organisation, les tâches qu’elle a réalisées depuis sa fondation. Les dirigeants de la fédération en ont également profité pour éclairer le public sur les nombreuses difficultés auxquelles est confronté le secteur de l’artisanat au Mali qui à travers sa fédération, a réussi à réunir 935 associations des 171 corps de métier que contient le secteur artisanal. Le rôle principal de la fédération, ont souligné les élus, est de défendre les intérêts des artisans maliens tout en assurant leur promotion. Ce secteur emploie tout de même 80 % de notre population non agricole et garantit 20 à 40 % des revenus du pays.

Mme Astan Traoré, pour qui le secteur artisanal représente un canal de choix pour la valorisation de nos ressources naturelles locales et de notre savoir-faire, souffre de l’absence d’un cadre de référence stratégique de développement, d’où les difficultés d’accès aux financements existants ainsi qu’aux marchés internationaux. Toujours selon la présidente, le manque et parfois même l’absence de formation professionnelle et une fiscalité pénible sont également des freins à l’épanouissement de ce secteur, d’où sont constat amère ; « aucune action concrète n’est prévue pour le secteur de l’artisanat dans le CSLP et le Mali ne dispose ni de politique ni de stratégie claire en direction de ces innombrables micro-entreprises relevant du secteur« .

La FNAM attend à présent, avec impatience, un schéma directeur du secteur artisanal en cours d’élaboration au niveau du ministère.

Il faut cependant noter des avancées majeures pour la FNAM qui a pu faire adopter un Code de l’artisanat, créer des Chambres de métiers, faire reconnaître et certifier la formation professionnelle en ateliers.

Toutefois, à en croire la présidente de la FNAM, « cette structure de micro-finance, à l’image des autres soumises aux règles de la gestion bancaire imposée par les textes, ne répond pas grandement aux attentes des artisans qui ont des difficultés de remplir les conditionnalités pour avoir un crédit, caution ou autre garantie ».

5 juillet 2006