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Les femmes africaines sont à la fois dominées dans des sociétés patriarcales et pleines d’initiatives pour assurer la survie de leur famille, souvent sans l’aide de leur époux. Leur rôle quotidien dans la société est très important mais, à quelques exceptions près, elles sont moins nombreuses sur le terrain politique et à des postes de responsabilité.

En effet, la conférence de Beijing en 1995, aboutissement de nombreuses réunions préparatoires, d’actions à long terme d’associations d’organisations non gouvernementales et la prise de conscience de l’impérieure nécessité de promouvoir l’égalité entre les sexes pour des motifs d’efficacité des actions de développement, ont été des opportunités nouvelles pour les ONG africaines qui s’attaquent aux inégalités.


Des effets directs des rapports hommes-femmes

Les rapports de pouvoir entre hommes et femmes ont des effets directs à tous les niveaux de la gestion sociale, de la reproduction et donc sur la santé reproductive. Le système des relations de genres agit aussi bien au niveau de chaque individu, dans ses stratégies reproductives, qu’au niveau de la société en général dans les modèles reproductifs qu’elle valorise.

De ce fait, les rapports sociaux de sexes définissent, d’une part les modalités de la prise de décisions en matière de fécondité entre un homme et une femme, d’autre part les conditions sociales des processus qui entourent la procréation (grossesse, accouchement, prise en charge des enfants). La négociation entre époux sur le nombre d’enfants souhaités dépend étroitement de la structure de ces rapports, des aspirations familiales.

Les politiques de fécondité nécessaires

Pour accompagner les efforts des familles dans une période difficile, des politiques de maîtrise de la fécondité sont nécessaires mais non suffisantes. On peut être assuré que les actions dans ce domaine seront en partie soutenues par la communauté internationale, notamment par l’UNFPA qui donne toujours une grande priorité à la situation préoccupante des services de santé de la reproduction en Afrique.

Mais comment ne pas s’inquiéter des ravages du Sida au niveau macro-économique quant à ses effets sur l’emploi, sur la perte de ressources en vies humaines mais aussi au niveau familial sur la prise en charge des enfants orphelins?

Mamoutou DIALLO (Stagiaire)

26 Août 2008