Partager

Au nombre de celles-ci se trouve la création, malgré l’existence de la CENI, d’une autre structure : La Délégation Générale aux Elections.

Le Mali peut bien s’enorgueillir d’avoir mis sur pieds une structure comme la délégation générale aux élections dont l’impact est aujourd’hui très visible dans l’organisation d’élections de haute qualité avec tout ce que cela implique comme dispositions à prendre pour la confection et le dispatching dans les délais du matériel électoral.

« Sa création, au départ, avait été vue par certains comme une structure de plus qui ne venait que pour alourdir davantage le système électoral« , a déclaré Thomas Lazare Kéïta, chargé de communication électorale auprès de la DGE.

Interrogé à la faveur d’un entretien impromptu sur les raisons expliquant le peu d’engouement manifesté par les électeurs aux dernières législatives partielles à Mopti et en commune V du district, il a laissé vertement entendre qu’il s’agit d’une question à laquelle les responsables de la structure se prêtent difficilement.

La raison s’explique, selon lui, par le fait que la DGE n’intervient qu’en amont dans le processus électoral et cela dans le cadre juste de la confection des cartes d’électeurs, du fichier électoral, des urnes, des isoloirs dont ils assurent en même temps le transport sur les lieux de déroulement des opérations électorales.

Tout ce travail, précise-t-il, se fait sous la supervision du département de l’administration territoriale. Parlant du travail matériel de cette structure, il a laissé entendre sans fausse modestie qu’il s’agit d’une structure aujourd’hui rompue à la tâche en matière d’organisation d’élections.

Son expérience dira-t-il, peut même aujourd’hui faire la fierté du Mali au plan international car, jouissant d’une bonne expertise qu’elle peut mettre au service d’Etats de la sous-région pour l’organisation d’élections crédibles.

Oumar Diamoye

29 mars 2006.