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Fatoumata Bagayogo et son collectif de danse ont procédé à une présentation de Danse à l’Institut Français ce Mardi 9 Mars 2021. L’objectif était de montrer au public et au monde entier les maux dont souffre la junte féminine. 

A cette période où la défense des droits de la femme fait la une du monde entier, autrement dit le 8 Mars, Fatoumata Bagayogo, Directrice de la compagnie Jiriladon, a voulu montrer sa participation à travers la danse. Avec des pas de danse en chorégraphie ou en solo, suivie de la musique, les danseurs ont fait passer des messages très forts notamment : les violences basées sur le genre, l’excision, le mariage précoce etc. « Nous voulons briser tout le tabou autour de certains sujets comme l’excision, la déscolarisation des filles, le mariage précoce, les travaux forcés des filles qui prennent de plus en plus de l’ampleur dans notre société. Nous voulons sensibiliser plus afin que ces pratiques puissent prendre fin » a-t-elle déclaré.

Cette présentation fait suite à une formation des acteurs de danse durant 45 jours selon l’initiatrice Fatoumata Bagayogo. En plus de la danse, une petite scène théâtrale a été jouée afin d’inculquer la nécessité de la valeur humaine, exhorter l’humanité vers l’entraide voire la philanthropie. La cause des jeunes filles vivant dans la prostitution a été aussi touchée du doigt. Les actrices ont invité le commun des mortels à comprendre ces filles en leur aidant à trouver une vie meilleure. 

Quant aux participants, ils se sont réjouis face à la qualité de la prestation proposée. « Notre société a besoin de ce genre d’initiative. Elle nous divertit, en même temps elle nous enseigne » a déclaré Mariam Tall venue assister au spectacle. 

Pour Karim Sogoba, l’Etat malien doit encourager et accompagner les femmes qui prônent à défendre la cause de leurs semblables comme Fatoumata Bagayoko. « Dans ce pays, on met l’argent dans les futilités or, de vrais projets existent comme celui-ci. L’Etat doit penser à ces braves femmes évoluant dans ce domaine » dit-il. 

Une autre problématique a été touchée lors de cette présentation, c’est celle du calvaire que vivent les danseurs. Les danseurs ont invité à travers leurs speechs les parents, les proches, les amis, bref, tout le monde à considérer la danse comme un métier. «Nous sommes danseurs, nous travaillons comme les autres» disent-ils.

Adama Sanogo

@Afribone