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Dans le sillage de la célébration de la Journée africaine de lutte contre le paludisme, mardi, une conférence de presse organisée mardi par l’ONG « Alliance des meilleures pratiques pour le développement (Ampd) » en collaboration avec le PNLP et le laboratoire Sanofi-Aventis a eu lieu dans les locaux de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Cette conférence a été principalement animée par les docteurs Georges Dakono, coordinateur du PNLP, Mahamadou Soumana Sissoko du département d’épidémiologie des affections parasitaires de la Faculté de médecine, de pharmacie et d’odontostomatologie et Massambou Sacko de l’OMS.

Durant ce point de presse, une information de taille a été rendue publique : En effet, à partir du 30 juin prochain, la chloroquine, longtemps utilisée dans la lutte contre le paludisme au Mali, sera retirée de l’arsenal thérapeutique du paludisme.

Depuis les années 50, la chloroquine était utilisée en monothérapie contre le paludisme dans notre pays. Mais, ces dernières décennies, des parasites ont développé une résistance à la chloroquine. Et suite aux recherches menées par le PLNP et ses partenaires dans différentes localités du pays, constat a été fait d’une chloroquino-résistance de 30% en moyenne. Or, avec une résistance de 25% à un produit, l’OMS exige un changement de traitement, ont expliqué les experts.

chloro.jpgC’est ainsi que sur la base de données scientifiques réelles au Mali et dans le monde, mais aussi par souci d’efficacité thérapeutique que notre pays s’est engagé dans un processus d’abandon de la chloroquine au profit de la combinaison thérapeutique à base d’artémisinine (CTA), ont confirmé les conférenciers.

Pour Massambou Sacko, la CTA permettra d’assurer une prise en charge efficace de la maladie dans notre pays notamment dans les couches vulnérables comme les enfants.

Ce traitement selon le Dr Sissoko, associe deux molécules pour assurer la prise en charge optimum des cas et diminuer la charge parasitaire.

Le principe actif de la CTA est à base d’artemisia annua, une plante utilisée depuis des siècles dans la médecine traditionnelle chinoise.

Aussi, la CTA considérée comme une solution à la chloroquino-résistance, a été recommandée par l’OMS dans les différents pays où le paludisme, notamment sa forme la plus grave, est endémique.

Pour le Dr Georges Dakono, les populations n’ont pas à s’inquiéter sur la disponibilité de la CTA, qui est accessibles au niveau de toutes les localités du pays.

La commande de CTA pour le premier trimestre 2007 est déjà sur place et sera dispatchée entre les structures de santé en charge d’administrer aux femmes enceintes et aux enfants des soins contre le paludisme.

Mr Dakono a assuré que « Notre pays, a été élu au 6è round du Fonds global (un fonds destiné à la lutte contre le Sida, la tuberculose et le paludisme) qui débutera en juin. Ce qui permettra de prendra le relais et de renforcer les efforts de l’État », selon lui.

Promesse a été faite par les journalistes présents, d’un engagement fort dans la lutte contre le paludisme, d’accompagner cette lutte, et de servir de relais auprès des populations, pour un changement de comportement.

11 mai 2007.