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Omar el-Béchir tente de faire face à la pression. Le président soudanais a fait toute une série de promesses ce week-end devant 400 membres de son mouvement le NCP, à l’ouverture du Conseil de la Choura, l’organe consultatif du mouvement. Des réformes qu’il a définies comme structurelles, aux niveaux local et national. Dans le même temps il a laissé de nouveau entendre qu’il allait procéder à un remaniement ministériel. Et enfin ce week-end, le NCP a menacé d’expulsion trois personnalités de premier plan du parti qui ont pris la tête d’un mouvement de fronde et menacent de quitter le mouvement. L’objectif d’Omar el-Béchir est simple : garder le contrôle. Le pouvoir craint notamment une aggravation de la crise sociale, moins de deux mois après des émeutes sans précédent à Khartoum. Des milliers de personnes avaient protesté contre la hausse du prix du carburant. La répression avait fait plus de 200 morts selon Amnesty International. Une instabilité sociale à laquelle s’ajoute une instabilité militaire à la frontière Sud et au Darfour. Suite à la répression, trente personnalités du parti ont menacé de former leur propre mouvement, avec à leur tête Ghazi al-Attabani, un ancien conseiller présidentiel habitué aux coups d’éclat au sein du NCP. Le parti a donné dix jours, à lui et deux autres leaders de la fronde, pour faire marche arrière, sinon ils seront expulsés. Cette affaire embarrasse Omar el-Béchir qui tente de garder la main sur le parti car la désunion pourrait affaiblir le pouvoir. RFI