Partager

Initiée pour “soutenir les forces de défense et de sécurité maliennes” dans la perspective de la libération des régions nord du pays sous occupation de mouvements islamistes, la marche organisée ce 28 septembre 2012 par la Coordination des Organisations Patriotiques du Mali (COPAM) s’est déroulée sans incident.

«Nous exécuterons fidèlement, jusqu’au bout, la mission pour laquelle nous avons prêté serment : donner notre vie, s’il le faut, à ce pays». C’est en substance la réponse du secrétaire général du ministère de la défense et des anciens combattants, le Colonel major Mamadou Coulibaly, lorsqu’il recevait les responsables de la COPAM dans la salle de conférence du département.

jpg_une-copam.jpgPartie de la place de la liberté aux environs de 10 heures, la manifestation s’est achevée une heure plus tard au ministère de la défense et des anciens combattants. Le «soutien à l’armée pour la libération du nord», l’exigence de la «libération des armes au port de Conakry», et l’appel à l’organisation d’une «concertation nationale souveraine», tels sont les principaux objectifs de la marche à laquelle a pris part plus d’un millier de personnes.

Ces objectifs inscrits sur des banderoles ont été brandis avec un mélange de slogans : «Non à la CEDEAO à Bamako», «Oui à la libération du nord par notre armée». Une affiche du Mouvement Populaire du 22 mars (MP22) se veut plus radicale en exigeant la «démission de Dioncounda Traoré [Ndlr : président de la République par intérim]» qu’il juge être «proconsul de la CEDEAO».

Le choix de l’indépendance de l’Azawad

Pour le président de la COPAM, le Pr. Younouss Hamèye Dicko, les marcheurs ont voulu «témoigner la grande sympathie du peuple malien» à son arméee. «Nous n’accepterons jamais que l’étranger remplace le peuple malien dans la décision de son avenir… Nous sommes convaincus que nous retrouverons notre dignité si notre armée est épaulée». M. Coulibaly s’est réjoui, au nom du ministre, de la «motion de soutien et d’encouragement» de la COPAM à l’endroit de l’armée malienne. Avant d’affirmer solennellement : «Nous donnons la garantie que ce territoire sera libéré entièrement et totalement».

Pour y parvenir, les armes maliennes bloquées en Guinée-Conakry seront d’un apport capital. «Nous espérons obtenir rapidement ces matériels dont nous avons urgemment besoin pour les opérations armées que nous comptons mener», a indiqué le secrétaire général du ministère, tout en précisant que «des actions sont entreprises au plus haut sommet de l’Etat» pour permettre leur libération. «Nous suivons (ce dossier) au jour le jour», a-t-il conclu. Cette marche, faut-il le souligner, est aussi une réponse à la requête formulée par les autorités de la transition en vue d’un déploiement d’une mission de la CEDEAO au Mali. La COPAM déclare cette requête «nulle et non avenue» parce qu’émanant d’autorités illégitimes.

«Le mandat du président intérimaire est épuisé depuis longtemps», a insisté Younouss Hamèye Dicko. Pour lui, l’intransigeance de la CEDEAO à installer son quartier général à Bamako dans le cadre de cette mission a pour but de «régler des comptes» et remettre en «selle le MNLA… afin que ce dernier puisse disposer de tous les moyens militaires pour imposer au peuple malien le choix de l’indépendance de l’Azawad».

Seydou Coulibaly

28 Septembre 2012

©AFRIBONE

jpg_marche-copam1.jpg
jpg_marche-copam2.jpg
jpg_copam-marche2.jpg