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Après quatre mois de discussions et d’auditions d’experts et d’anciens responsables tunisiens, l’Assemblée constituante tunisienne se trouve de nouveau face à des divergences de vue entre ses membres, mais cette fois concernant la nature du régime politique le plus convenable pour le pays : présidentiel, parlementaire ou semi- présidentiel. Mme Rim Mahjoub, députée du groupe parlementaire démocrate, a déclaré mercredi à la presse que « les élus du groupe Ennahdha (parti islamiste majoritaire à l’Assemblée et au pouvoir) sont attachés au régime parlementaire absolu » où le chef d’Etat est élu par le parlement et « doté de prérogatives très limitée voire inexistantes ». D’autres groupes parlementaires ont, par contre, exprimé leur attachement à un régime parlementaire « modifié » selon lequel le pouvoir exécutif compte deux présidents. Dans ce cas, le président de la République est élu par le peuple et bénéficie de prérogatives limitées mais importantes telles que la direction du pays en période de crise. Si les députés ne parviennent pas à un accord, les propositions seront soumises à l’examen en séance plénière. Casafree.com