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Une semaine après la tenue d’une conférence débat qui avait pour thème « les rebellions récurrentes dans l’Adrar des Ifogas, région de Kidal », la Coordination malienne des organisations démocratiques (Comode) a remis ça. La Coordination a organisé hier une grande marche pour protester contre l’occupation de l’Adrar des Ifoghas dans la région de Kidal.

L’événement qui a réuni toutes les figures emblématiques du mouvement démocratique malien a drainé plusieurs centaines d’anonymes. La manifestation est partie tôt le matin de la Place de la liberté à la Place de l’indépendance en passant par le complexe Babemba, l’échangeur du même nom et la station Total du Chemin des grottes à côté du monument de l’hippopotame. Sur les banderoles, on pouvait lire « la souveraineté nationale appartient au peuple entier qui l’exerce…Aucune fraction du peuple, ni aucun individu ne peut s’attribuer l’exercice » ; « Soutien total de la Comode au gouvernement de la République du Mali dans l’exercice de la souveraineté pleine et entière du Mali sur toute l’étendue de son territoire national singulièrement dans l’Adrar des Ifoghas, région de Kidal » ; « Groupe anti MNLA, wati sera, le Mali ou la mort, nous vaincrons ».

La marche était encadrée par un imposant dispositif des forces de sécurité. Sur l’itinéraire, les marcheurs scandaient les slogans « libérez Kidal », « le Mali est indivisible ».

La conférence de presse prévue aujourd’hui par la Comode représente le départ d’une nouvelle lutte contre l’occupation de Kidal.

L’objectif de la marche d’hier, selon le président de la Comode, Ali Nouhoum Diallo ancien président de l’Assemblée nationale est de demander au peuple de se tenir debout derrière le gouvernement pour la libération de Kidal. « Tous les Touaregs ne sont pas des rebelles et tous les rebelles ne sont pas Touaregs » a averti Ali Nouhoum Diallo. Le président de la Comode met en garde contre tout amalgame. Pour conforter son argumentaire il a fait allusion à l’arrestation du commissaire du MUJAO Aliou Mahamar Touré qui est sonraï.

Il est important que nous travaillions à l’unité de la nation. « Les forces qui sont venues nous aider ne doivent pas se transformer en forces d’interposition entre les institutions et une minorité de narcotrafiquants » déplore le président de la Comode. Il est important que la France opère une nette distinction entre les irrédentistes et l’ensemble du peuple a dit Ali Nouhoum Diallo. Il n’y aura pas d’autonomie et encore moins d’indépendance pour cette partie de notre territoire a ajouté le président de la Coordination malienne des organisations démocratiques.

S. DOUMBIA

L’Essor du 30 Décembre 2013