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A l’occasion du 2ème anniversaire des Juristes Maliennes célébré le week-end dernier, la représentante de la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples, Mme Reine Alapini-Gansov, accompagnée de la malienne Me Soyata Maïga, rapporteur spéciale sur les droits de la femme en Afrique a animé une conférence de presse le samedi 19 juillet 2008.

C’était en présence d’un représentant du gouvernement malien, Son Excellence l’Ambassadeur Boubacar Gouro Diall, directeur des Affaires juridiques du ministères des Affaires Etrangères et de la coopération internationale. La conférence a eu lieu à la Maison de la Presse.

L’Entretien avec les institutions d’Etat

Notre pays est considéré comme une bonne référence en matière de Droit, et de Démocratie sur le continent africain. C’est pourquoi, la représentante de la commission a profité de l’occasion pour rendre visite à toutes les institutions de la République.

Elle ne s’est pas arrêtée là car, elle a eu également un entretien avec les ONG, les associations qui interviennent dans la promotion et la protection des droits en général, en particulier le droit de la femme. La représentante de la Commission Africaine a dit qu’elle a fait un constat positif et décélé des situations regrettables.

Un constat positif et situation regrettables

Le constat positif est la prise de conscience par les femmes de la défense de leurs droits avec surtout un engagement constant du gouvernement aux côtés de ses femmes. Le représentant du gouvernement malien, quant à lui, a souligné que le Mali a été l’un des premiers pays qui a ratifié la charte Africaine de droit de l’homme.

Ce qui a été surtout regrettable, selon la représentante de la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples, c’est que malgré tout cet engagement qu’a signé le Mali, beaucoup reste à faire. Ce qui fait mal pour elle, c’est la disparité entre les engagements et la concrétisation des actes en matière de défense des droits de la femme.

Elle a souhaité que le Mali puisse se prononcer sur le code de la famille, la loi sur l’excision, le quota de la représentativité des femmes sur le plan politique, dans la prise des décisions dans les instances supérieures. Mais, ce que cette dame ne sait pas, c’est qu’au Mali, la culture n’admet pas à présent certains principes déjà répandus dans d’autres pays africains, surtout en ce qui concerne les relations hommes-femmes.

Aussi, elle a dénoncé la limite de la liberté d’expression des femmes, de la création d’associations féminines, de la promotion de leurs droits, ainsi que leur liberté d’association. En dehors de tout ce qu’elle a souligné, ce qui est le plus important pour elle, c’est le dialogue inter-états. Ce qui est très important dans la promotion des droits humains.

23 Juillet 2008


Hady BARRY

23 Juillet 2008