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Ce dimanche 6 janvier, Corneille Nangaa, président de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), a confirmé que « la publication des résultats provisoires ne [pouvait] intervenir ce jour », comme initialement prévu dans le calendrier électoral réaménagé. « En effet, les travaux de ramassage et de transmission des plis des différents bureaux de vote se poursuivent, non seulement vers les différents centres locaux [de compilation], mais aussi vers les autres destinataires légaux », a-t-il justifié, sans toutefois avancer une nouvelle date de publication de ces résultats provisoires. « Laissez la Ceni poursuivre son travail »
À l’en croire, une semaine après la tenue des scrutins, le taux de traitement des résultats est passé de 20 %, jeudi 3 janvier, à 53 % dimanche 6 janvier. Mais la Ceni refuse, pour l’instant, d’indiquer les premières tendances, et demande « à l’opinion nationale de garder patience », « en attendant l’exhaustivité des résultats ». Il faut tenir compte du caractère sensible de ce que nous gérons. c’est aussi ça notre responsabilité. « Il ne faut pas vouloir une chose et son contraire », a lâché Corneille Nangaa, rappelant que, face au refus de l’opposition et de la société civile, la Ceni a dû abandonner son plan initial consistant à s’appuyer sur une transmission électronique des résultats. Il lui a ainsi été impossible d’indiquer les premières tendances 48 heures après la tenue du scrutin, comme il l’avait pourtant annoncé. Aujourd’hui, « nous pouvions bien donner ces premières tendances, mais il faut tenir compte du caractère sensible de ce que nous gérons. C’est aussi ça notre responsabilité », a expliqué Corneille Nangaa. « Que diront les gens s’ils ont les vraies tendances qui viennent de la Ceni (…) ? Laissez la Ceni poursuivre son travail », a-t-il martelé. Les « menaces contre-productives » des diplomates Le président de la Ceni a également souligné que « les 53 % [des résultats déjà compilés] ne sont pas concentrés dans une province ou un centre local de compilation ». « Ce sont des données qui sont réparties au niveau national », issus de résultats compilés dans des circonscriptions où la Ceni n’a pas été confrontée à des difficultés dans le ramassage des plis, a-t-il précisé. Corneille Nangaa a enfin qualifié de « contre-productive » la démarche de certains diplomates occidentaux qui lui auraient proféré des « menaces », sans citer les pays concernés. « Ceux qui disent que la Ceni doit être indépendante sont les mêmes qui reviennent nous dire ce que la Ceni doit faire », s’est-il contenté de dénoncer. AFP