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une-67.jpgDans la nuit du vendredi 18 au samedi 19 juillet dernier, tout s’était pourtant bien déroulé au début pour le jeune D. Baldé. Ce dernier avait mis à profit la fine pluie qui s’était abattue sur la localité pour s’adonner à son activité favorite : le vol. Les rues désertés favorisaient largement son dessein. Il avait pris pour cible la boutique de F. Diallo, une dame qui se débrouillait plutôt bien dans son petit négoce.

Le voleur s’introduisit dans la pièce en ôtant une des tôles du toit. puis il était allé s’occuper du coffre où la dame rangeait ses recettes journalières. Pour « travailler » plus à son aise, Baldé avait retiré sa casquette et avait posé celle-ci sur le comptoir de la boutique. Il put forcer le coffre et en retira exactement 48 500 francs. Tout heureux d’avoir réussi un coup parfait, il s’en repartit par là où il était entré. Et en oubliant sa casquette, comme on abandonne un compagnon devenu encombrant. Au milieu de la nuit, comme avertie par un mauvais pressentiment, la dame Diallo se leva pour aller vérifier si tout allait bien dans sa boutique. Elle faillit piquer une crise de nerfs en voyant le trou dans le toit et en constatant que son coffre avait été forcé.

Elle remarqua aussi avec étonnement cette casquette bizarrement laissée sur le comptoir. Dés le lendemain matin, le couple Diallo entama son enquête pour savoir à qui appartenait la coiffure abandonnée la nuit passée dans la boutique. Le village n’est pas bien grand et au bout de quelques heures, après avoir recoupé les informations reçues, les Diallo savaient avec une certitude presque absolue que D. Baldé était leur visiteur de la nuit. Interrogé le 21 juillet par ses victimes, le jeune homme s’est défendu farouchement. Il a reconnu être propriétaire de la casquette, mais a soutenu qu’il l’avait oubliée par mégarde dans la boutique après y être entré pour des achats.

Son système de défense était cependant trop fragile pour le sauver et ce fut donc sous bonne escorte que le voleur à la casquette a été conduit à la brigade de Kolda. Là, devant les éléments de la brigade de recherche, il a continué à nier vigoureusement les faits. Ce qui ne l’a pas empêché après 48 heures de garde-à-vue d’être déféré au parquet. Où il s’est rendu tête nue. On ne sait pas encore de quelle peine il écopera lors de son jugement. Mais on peut parier à coup quasiment sûr que désormais plus personne ne le verra coiffé d’une casquette.

Essor du 30 juillet 2008