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A peine lancée, la campagne électorale du parti au pouvoir en Afrique du Sud, le Congrès national africain (ANC), est déjà assombrie par les poursuites judiciaires à l’encontre de son chef Zuma, favori à la présidence aux élections générales du 2è trimestre 2009. Après l’élection de Nelson Mandela, premier président noir d’Afrique du Sud, l’ANC a toujours dominé la scène politique et détient aujourd’hui les 2/3 des sièges au Parlement. Sa suprématie ne devrait pas être menacée mais seulement écornée par le Cope et malgré les accusations de corruption, M. Zuma reste un leader charismatique, proche des Sud-Africains les plus modestes. Son parti a même réitéré lundi son soutien indéfectible en son candidat à la présidence. « En 14 ans, la politique de l’ANC a été terne voire pauvre dans beaucoup de domaines, ce qui laisse le champ libre au Cope pour critiquer. Dans tous les cas, cette élection sera plus une question de personnalités que de promesses politiques », estime l’analyste politique indépendant M. Silke. (Afp)