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La schistosomiase ou bilharziose et les vers intestinaux constituent des infections parasitaires les plus fréquentes dans le monde du fait qu’elle occupe la deuxième place après le paludisme.

Plus de 85% des personnes infectées par les schistosomiases et les géo helminthiases vivent en Afrique au sud du Sahara où la mortalité annuelle est estimée à plus de 200 mille.

C’est dire que la schistosomiase cause une morbidité élevée à travers des maux tels que l’anémie, la diminution de la performance physique, l’absentéisme scolaire, les lésions vésicales, l’insuffisance rénale, le cancer de la vessie et la stérilité. Plus de 600 millions de personnes vivent dans des zones endémiques couvrant 76 pays ou plus de 200 millions de personnes sont couramment infectées.

Face à cette situation a débuté, le mercredi 2 juillet 2008, à l’hôtel Nord Sud, l’Atelier international sur la recherche et la lutte contre les schistosomiases et les géo helminthiases (vers intestinaux) en Afrique francophone. La cérémonie d’ouverture était placée sous la présidence de Oumar Ibrahima Touré, Ministre de la santé.

« Les résultats obtenus, les expériences acquises et les difficultés rencontrées dans la mise en œuvre des activités de recherche et de lutte sur lesquels vous allez discuter en profondeur au cours de cet atelier doivent être poursuivis par la consolidation des acquis », a déclaré le ministre à l’intention des participants.

Elle provoque un mauvais état de santé généralisé, chronique et insidieux dans les communautés affectées. Surtout que l’infection prédomine chez les enfants en âge scolaire et certains groupes socio professionnels. Chez les enfants, particulièrement, elle entraîne un retard de croissance, un retard du développement cognitif et un retard scolaire.

Le développement des ressources hydriques pour la production d’électricité et la création de zones d’aménagement hydro agricole a entraîné une recrudescence de cette maladie.

En combinaison avec les vers intestinaux, elle entraîne l’anémie et la malnutrition.

C’est pourquoi la lutte contre la morbidité due à la schistosomiase et les vers intestinaux est vue comme une stratégie des plus réalistes. En effet, le traitement précoce et régulier améliore l’état de santé des enfants et permet de prévenir le développement des lésions graves.

Ainsi, depuis le lancement officiel du plan d’action de lutte contre les schistosomiases et les géo helminthiases en novembre 2004 à Ségou, sous la haute présidence de Madame Touré Lobbo TRAORE, Epouse du Chef de l’Etat, Présidente de la Fondation pour l’Enfance, plus de trois millions de personnes ont été traitées une fois, a indiqué le ministre de la Santé.

Et, au moins deux millions de personnes ont été traitées deux fois contre la bilharziose et les vers intestinaux dans les zones endémiques des 8 régions de notre pays et dans le District de Bamako.

La lutte contre la schistosomiase est un investissement à long terme visant à réduire la pauvreté dans les communautés.

Cette lutte implique les partenaires tels que la Schis-tosomiase Control Initiative, l’Organisation mondiale de la santé, l’Institut sur la recherche en santé et développement du Danemark, et l’Institut tropical Suisse, les partenaires de l’éducation qui ont pris une part active dans la mise en œuvre des activités de déparasitage dans les écoles.

B. Daou

04 Juillet 2008