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Pour la couverture médiatique de la biennale 2010 à Sikasso, ce sont au moins une centaine d’hommes et de femmes de médias qui ont été mobilisés du 19 au 29 décembre. Au quotidien, dans les journaux, à la télévision et dans les radios, ils ont aidé les maliens à vivre l’évènement, sans forcement faire le déplacement à Sikasso. Au moment, où l’évènement tire à sa fin, nous avons tendu notre micro à certain d’entre-eux pour recueillir leurs avis. Lisez.

Amadou Maïga, Journaliste au Le Guido : « La biennale a souffert de la divergence entre le Maire et le Gouverneur »

Je pense que la biennale artistique et culturelle 2010 n’a pas comblé toutes les attentes. Bien que les différentes troupes aient fait des belles prestations, j’ai constaté que la mobilisation de la population autour de cette fête laisse à désirer. Cette situation, je crois, s’explique par la divergence de vue entre le gouverneur et le maire de Sikasso. Ces deux responsables devraient tout faire pour créer un engouement populaire autour de ce rendez-vous de la jeunesse.

Je rappelle que cette biennale 2010 a un caractère particulier, en plus de son cadre initial de rencontre, d’échanges, de brassage et de partage. D’abord c’est la dernière biennale qu’ATT préside en sa qualité de président de la République. C’est la première fois que l’événement ait un parrain. Enfin, cette biennale a le label du cinquantenaire. Pour moi, tous les ingrédients étaient réunis pour une fête populaire et inoubliable à Sikasso. Tout de même, je salue les différentes délégations des régions et du district de Bamako pour la qualité de leur prestation. La démobilisation n’a pas altéré leur prestation. Mention spéciale à la troupe de la diaspora qui a fait une belle prestation à Kourouma. Je salue enfin le ministère de la culture qui a, à la limite sauver la biennale à Sikasso.

Mariam A. Traoré, journaliste à L’Essor : « La mobilisation n’était pas au rendez-vous pour voir les spectacles»

La biennale artistique et culturelle version cinquantenaire a comblé les attentes surtout au niveau de la compétition. Toutes les troupes ont fait ce qu’elles pouvaient en matière de créativité, d’originalité et d’innovation. En somme cette grande fête de la jeunesse a été belle. Le moins qu’on puisse dire ça été le triomphe des jeunes et de la culture malienne. Par ailleurs, jamais une biennale n’a pris en charge les maux de la société que celle de Sikasso. On y a dénoncé, critiqué, sensibilisé, informé et proposé des solutions. Ce qui correspond à l’un des objectifs de cette manifestation.

Ce rendez-vous du donner et du recevoir fut un espace d’échange et de rencontre. La fête a été belle même si la mobilisation de la population a fait défaut. Cet état de fait est certainement dû aux responsables de l’organisation qui ont pêché d’abord dans la communication et la sensibilisation. Ils se sont arc-boutés à toucher au portefeuille des gens, sans aucune forme de sensibilisation préalable. Le constat général est que la population de Sikasso ne s’est pas appropriée de la fête. Souhaitons que la région qui aura la chance d’abriter la prochaine édition de la biennale artistique et culturelle édition 2012 corrige les lacunes de cette édition.

Boubacar Diarra, journal Le Tambour ; « La biennale de Sikasso 2010 a eu un goût d’inachevé »

La biennale de Sikasso 2010 a eu un goût d’inachevé. Une fête nationale comme la biennale devait être ressentie partout à travers la ville et même dans les chefs lieux des cercles les plus proches. Mais à quelques heures de la cérémonie de clôture, la fête n’est pas visible tant dans la journée que dans la nuit. Les salles des spectacles ne sont jamais pleines. La ville est restée morose durant toute la biennale, excepté la cérémonie d’ouverture où le stade Babemba Traoré a fait son plein. On peut dire que les objectifs visés sont en deçà des attentes. Dans des événements comme la biennale, si les membres de la commission d’organisation régionale ne parlent pas le même langage, il serait très difficile d’atteindre, à hauteur de souhait, les objectifs. C’est dans la cohésion et l’entente qu’on réussira à faire le plus difficile.

Issa Fakaba SISSOKO, journaliste à L’Indicateur du Renouveau : « Une réussite au plan du niveau élevé des prestations »

La Biennale artistique et culturelle édition 2010 a été globalement une réussite au plan du niveau élevé des prestations des différentes troupes. La créativité et la recherche artistiques des régions confirment que le Mali reste un pays riche de son patrimoine identitaire. Cependant, nous pouvons mieux faire. Mais, il faut déplorer, particulièrement l’amateurisme du gouverneur dans la conduite de l’organisation de cet important évènement. A Sikasso, le fossé était visible entre la biennale et la population qui a boudé les sites de spectacles. Le contexte particulier de la présente édition (le cinquantenaire) exigeait plus d’engouement chez les populations. Ce fut le contraire, et l’écrasante majorité de celles-ci estimaient qu’il s’agissait de « la biennale du gouverneur ».

Le manque de transparence dans la gestion des fonds a créé un malaise entre certains membres de la Commission d’organisation et le gouverneur Mamadou Issa Tapo. Ceci est véritablement le témoignage que le chef de l’exécutif de cette région ne parle plus le même langage que ses populations. Fort heureusement, cette année il doit faire valoir ses droits à la retraite. Au niveau de l’assainissement, le constat est des plus décevants. Et un tour en ville permet de tirer la conclusion que la biennale 2010 n’a pas été un véritablement facteur de développement économique et social pour la région.

Mariam Koné, journaliste à L’Annonceur : « Absence de la mobilisation des Sikassois »

Dans l’ensemble, je n’ai pas bonne impression de cette 22ème édition de la biennale artistique et culturelle du Mali. Car, j’ai constaté certaines imperfections au niveau de l’organisation. Pour moi, un événement d’une grande importance ne devait pas passer inaperçu. C’est malheureusement le cas à Sikasso. Et pour cause, la biennale a été le dernier sujet de conversation des Sikassois. Pire, la ville n’est pas dans la peau de l’événement (absence totale des affiches ou de banderoles portant l’effigie de l’événement). Je me demande si la commission d’organisation régionale a mis un accent sur la mobilisation de la population. Par ailleurs, je félicite toutes les troupes qui ont participé à la compétition. Malgré les mauvaises conditions dans laquelle elles vivaient, elles ont donné le meilleur d’elles mêmes, donnant du coup un travail de titan aux membres de jury pour les départager.

Moussa Touré, journaliste « Le National » : « Absence de campagnes de sensibilisation sur les MST »

Mon impression sur cette 22ème édition de la biennale artistique et culturelle du Mali est qu’elle n’a pas dérogé à la règle, c’est-à-dire un lieu privilégié pour les jeunes de s’exprimer, à travers solo de chant, ballet, pièce de théâtre,…sur les sujets qui les touchent. Ainsi, tout au long de la biennale, les différentes troupes qui se sont succédé devant le jury ont dénoncé avec la dernière rigueur, entre autres : la corruption, le chômage, le détournement du bien public, la déstabilisation du système éducatif,… Mais, je déplore le peu d’engouement de la population sikassoise pour les festivités de la biennale. Est-ce-à dire que la sous-commission chargée de la mobilisation n’a pas fait correctement son travail ?

Pour une manifestation de grande envergure, la commission d’organisation devait profiter pour faire des campagnes de sensibilisation sur la lutte contre les maladies sexuellement transmissibles, tel que le sida, l’insécurité routière, les risques de la migration irrégulière, la toxicomanie ; …Mais malheureusement, rien n’a été fait dans ce sens. Aussi, aucune excursion, contrairement à l’édition 2008 à Kayes, n’a été organisée pour permettre aux étrangers de visiter la ville, surtout les sites touristiques.

Sidi Dao, journaliste à Info-Matin ; « Sikasso n’a pas innové »

Je pense que c’est dans une atmosphère morose que la capitale du Kénédougou a vécu l’édition 2010 de la biennale artistique et culturelle, du 19 au 29 décembre 2010. Sur le plan organisationnel, Sikasso a véritablement péché par sa faible capacité de mobilisation. Sur le plan artistique et culturel, le rendez-vous de Sikasso n’aura pas vu assez de nouvelles créations, sauf à quelques exceptions près, comme le ballet de Kayes qui a été joué au son du « donso-n’goni ». Cependant, la plupart des œuvres étaient en harmonie avec l’actualité : la lutte contre la corruption, le terrorisme, la drogue, le code de la famille, l’école, etc. Je crois que le gouvernement, à travers le ministère de la Culture, est à féliciter pour le sacrifice consenti en faveur de la réussite de l’évènement. Vivement l’édition 2012 avec plus d’implication des populations à la base.

Kassim Traoré, journaliste à Bamako Hebdo ; « L’essentiel oublié »

72 créations artistiques et culturelles, soit 8 par région, plus de 80% consacrées au thème ‘’ cinquantenaire’’ ce qui tue en quelque sorte la création. Koulikoro et Bamako ont respectivement basé 6 et 4 de leur création sur le cinquantenaire, aucune région n’a joué sans faire allusion au cinquantenaire. C’est pourquoi, nous disons que le niveau a baissé par rapport à Kayes en 2008. Les régions du nord ont mis l’accent sur l’insécurité et la drogue, une préoccupation de cette zone du pays, alors que la corruption, l’école et la justice restent au centre des disciplines des autres régions. Le sida, l’incivisme et l’exploitation des enfants ont été oubliés, à part Koulikoro, qui a abordé la mendicité. Le fait remarquable est l’utilisation de l’aire culturelle bobo, par une bonne partie des troupes.

Et pourtant, Sikasso pouvait être un point du nouveau départ pour la création, artistique et culturelle. Sur le plan de la mobilisation, la querelle entre le maire de Sikasso, Mamadou Tangara, et le gouverneur, Mamadou Issa Tapo, a joué sur la biennale. Les deux hommes ne sont jamais compris. Au centre de la discorde : l’argent mobilisé par la région et sa gestion. La décentralisation de la biennale à Ségou en 2005 avait suscité espoir et engouement. La démarche renforcée à Kayes en 2008 est en passe de mourir avec Sikasso.

Le public ne venait pas voir les spectacles, que soit dans la salle Lamissa Bengaly ou au Stade Babemba Traoré. Quatre éditions, après la renaissance de la biennale en 2003 à Bamako, il est temps de faire un véritable débat sur l’essentiel. La pérennité de la manifestation gagnerait plus avec une amélioration et des retouches. Sans cela, d’édition en édition, ça risque d’être la routine. Les troupes n’arrivent plus à créer, et cela tue l’essentiel. Souhaitons que ce qui s’est passé à Sikasso ne se reproduise plus pour le bonheur de la messe des jeunes du Mali.

Amadou Sidibé, journaliste « Les Echos » : « Indifférence des Sikassois »

Mes impressions sur la biennale sont relativement bonnes. Coté organisation, je pense que la Commission d’organisation de la biennale a fait un travail acceptable en ce sens que l’hébergement, la restauration ont été assurés, même si certains ont eu du mal à se faire loger au tout début de la manifestation. Toutefois, c’est au niveau de la mobilisation de la population qu’elle a péché. La biennale s’est passée dans une certaine indifférence des Sikassois. Au stade Babemba, lieu de la compétition des troupes, la population n’est pas sortie à hauteur de souhait en tout cas pas comme à l’édition 2008 à Kayes où on a vu le stade se remplir au passage de chaque troupe. Coté prestation, je pense que les troupes ont montré le meilleur d’elles mêmes. On a vu des créativités, des innovations et les metteurs de scènes sont à féliciter.

Laya Diarra, journaliste Soir de Bamako : « Une fête réussie »

J’avoue que cette biennale du cinquantenaire à Sikasso a été une réussite. Elle a été un grand rendez-vous et un espace du donner et du recevoir. Elle a offert à la jeunesse du pays, de Kayes à Kidal, de se retrouver pour échanger et partager sur le plan artistique et culturel. Des moments de grande joie ont permis de découvrir toute la richesse culturelle de notre pays, mais aussi de déceler de nouveaux talents. N’oublions pas que c’est à l’occasion de ces manifestations culturelles et artistiques que des talents qui font aujourd’hui la fierté du Mali sur le plan artistique ont été découverts.

Je peux citer parmi ceux-ci Nahawa Doumbia de Bougouni, Hayra Arby de Tombouctou et Fissa Maïga de la région de Gao. Maintenant, revenons au déroulement de cette biennale à Sikasso. Je n’ai pas eu la chance de participer à celle de Kayes en 2008. Mais, ce que j’ai vu ici à Sikasso, ce que j’ai vécu m’a beaucoup impressionné, même si, au niveau de la participation au stade, certains ont trouvé qu’il n’y a pas eu la mobilisation qu’on attendait des populations de Sikasso, qui ont pourtant eu la chance que leur ville abrite cette manifestation.

A l’ouverture pourtant, ces populations ont massivement répondu présentes et on voyait tout l’engouement qu’il y avait autour de cette fête. Rien que par le caractère festif, on doit dire que cette biennale a apporté quelque chose à la région, à la ville de Sikasso. Notamment dans l’aspect assainissement et on peut citer aussi la restauration de certains sites et la réalisation d’infrastructures qui ont contribué à embellir la ville. Vivement la prochaine biennale donc, dans la région qui aura la chance de l’abriter.

Siaka Z. Traoré, journaliste à la Radio Kayira, Bamako : « Je salue les efforts de créativité »

Je trouve que comparativement à Kayes en 2008, on n’a pas beaucoup senti la population de Sikasso au stade Babemba Traoré lors des spectacles les nuits. Autrement dit, Kayes a beaucoup plus mobilisé que la cité du Kénédougou. A propos des prestations, je pense qu’il y a eu des efforts de créativité.

En ce qui concerne la technique du côté du son, le ministère de la culture doit revoir cet aspect pour les éditions futures. Enfin, la chose que je n’ai pas senti aussi et qui de mon point de vue devrait sauter à l’œil c’est le drapeau du Mali. Comment peut-on parler de biennale artistique et culturelle du cinquantenaire alors qu’il n’y a pas assez de drapeau, ni au stade ni dans la ville de Sikasso ? Dieu bénisse le Mali.

Mahamane Maïga, journaliste au « Le Ségovien » : « La Commission d’organisation a été invisible »

Je ne pourrai affirmer que Sikasso a réussi sa biennale d’autant plus que les populations ne se sont pas appropriées l’événement par la faute des autorités administratives et politiques qui n’ont jamais pu accorder leurs violons et à dissiper leurs différends. L’affluence n’est pas au rendez-vous, comme il y a deux ans à Kayes.

La fameuse commission d’organisation a brillé par son absence sur toute la ligne car c’est surtout les agents du ministère de la culture qui sont à la fois au four et au moulin. Cependant la biennale a vécu. Le niveau de compétition des troupes est plus élevé, seulement que l’interpénétration tant prônée par le chef de l’exécutif n’est pas au rendez vous. Disons que l’éléphant attendu est arrivé avec un pied cassé et comme le disait l’autre « la colline a accouché d’une souris ».

Modibo Konaté, secrétaire général de la FEDAMA et journaliste à l’Essor : « Des efforts à faire, si nous voulons commercialiser les produits »

La biennale artistique et culturelle de Sikasso a connu ses hauts et ses bas. C’est une organisation humaine mais cela ne dédouane nullement les responsables régionaux qui n’ont pas su relever le défi de la mobilisation des populations. Je ne reviendrais pas sur les prises de becs entre le gouverneur et le maire de la ville. Cela a beaucoup influé sur la mobilisation des populations de Sikasso qui n’a pas été hauteur de souhait. Heureusement que la situation a été peu sauvée par le ministère de la culture qui avait invité les étudiants du Conservatoire, de l’INA et l’association des pionniers pour remplir les salles. Quand aux prestations des troupes, il y avait du bon et du mauvais. Mais dans l’ensemble, beaucoup se sont surpassées.

Aujourd’hui il y a l’équilibrisme qui s’installe entre les troupes régionales. On a vu certaines données favorites pêcher où on les attendait le plus. Je ne peux pas nommer ouvertement ces régions maintenant car les résultats n’étant pas encore proclamés. Mais beaucoup d’efforts restent à faire si nous voulons que les produits de la biennale soient commercialisés. Il faut former des encadreurs dans toutes les disciplines cela minimisera les activités des « requins » qui encadrent certaines régions et écrivent des pièces pour d’autres.

Youssouf Diallo, journaliste 22 Septembre : « La mise en place de comités de mobilisation était nécessaire »

Je trouve que les différentes troupes ont le même niveau. Côté organisation, je pense qu’il n’y a pas eu assez de mobilisation pour que la biennale soit une véritable fête populaire. On aurait dû mettre en place des comités de mobilisation à l’intérieur des quartiers pour sensibiliser les gens à partir supporter les différentes troupes.

Abdoulaye B. Coulibaly, journaliste à la radio Guintan : « Revoir la forme de l’organisation »

Tout d’abord, je remercie Dieu qui nous a accordé une fois de plus la chance de vivre cette 22è édition de la biennale à Sikasso, après, celle de Kayes en 2008 et qui est restée gravée dans la mémoire des gens sur presque tous les plans. Cette année à Sikasso, l’organisation n’a pas été à la hauteur de l’évènement, notamment au niveau de la mobilisation dans la ville. Par rapport aux différentes pièces de théâtre présentées devant le jury, elles avaient toutes des bons contenus, mais certains acteurs ont été très légers dans la présentation. La forme de l’organisation doit être revue pour éviter les faux pas.

Soumaïla GUINDO, journaliste à L’Indépendant : « Regrettable de voir une même personne ressource avec plusieurs troupes »

En termes de l’organisation et de la mobilisation à la base, nous avons vécu l’une des plus piètres biennales du Mali. Le chef de l’exécutif régional et le maire ont réussi à diviser les populations à la base, pour des intérêts personnels. Sur le plan de la prestation artistique, le niveau des troupes progresse, d’édition en édition, avec des sujets bien fouillés. Mais, des efforts restent à fournir au niveau des metteurs en scènes. Pourquoi habiller encore les troupes dans les tissus imprimés ? Il était souhaitable de leur voir évolution en tenue traditionnelle, selon la diversité artistique et culturelle de chaque région. Il est regrettable de voir une même personne ressource évoluer dans plusieurs troupes à la fois.

Baba Ahmed, journaliste « Le Combat » : « Faire participer les cercles de la région qui reçoit l’évènement »

Sur l’ensemble des prestations que nous avons vues, le niveau des différentes troupes a beaucoup progressé par rapport aux éditions précédentes. Certaines troupes ont fait beaucoup de progrès comme celle de la région de Kayes par exemple. Par contre, d’autres peuvent et doivent faire plus, il s’agit surtout de la région de Koulikoro. Je souhaite que des dispositions soient prises pour faire participer les autres villes de la région qui abrite l’événement, en voyant des troupes, déjà passer devant le jury, animer des soirées dans les différentes localités de la région.

Amadou Salif Guindo, journaliste « Le matin » : « La création artistique est en panne »

L’Etat, eu égard à ce dont nous avons été témoins en termes d’organisation, a intérêt à confier l’organisation de la biennale à une commission nationale d’organisation composée d’hommes de culture. Je pense aussi, qu’avec la création très prochaine des directions régionales de la culture, les choses vont s’améliorer au niveau technique. L’on a l’impression que la création artistique est en panne dans notre pays à cause de répétitions ou réécritures de thèmes. Aussi, je pense qu’il faut retirer certaines disciplines des compétitions.

Propos recueillis par Assane Koné

Envoyé Spécial

31 Décembre 2010.