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Ce dimanche 21 Mars 2021, le Groupement des Jeunes pour l’Appui à l’Education et l’Entreprise d’Appui et conseils (EAC) à l’amphi 1000 ont donné le top départ de leur 3e édition du concours d’éloquence à deux volets : une compétition en art oratoire portant sur le thème « Quelle place la jeunesse peut-elle occuper dans la crise socio-politique au Mali ? et un débat qui s’est articulé autour du thème « Les pays de la zone franc doivent-ils se séparer de leur monnaie commune ? ». Ces échanges avaient pour but de pousser la jeunesse à réfléchir et à proposer des solutions idoines en ce que concerne la gestion des crises socio-politiques qui assaillent le Mali. 

Situé sur la colline de Badalabougou, l’amphi 1000 places grouillait d’Hommes. Du fait de la pertinence des thèmes proposés au public, les étudiants et leurs parents, les journalistes et les forces de l’ordre ont pris d’assaut le lieu. Cette compétition entre les jeunes étudiants d’une telle envergure avait un but bien déterminé : Pousser la couche juvénile à se prononcer, à proposer des solutions aux conflits multi dimensionnels qui prennent de plus en plus de l’ampleur au Mali. « Les deux thèmes proposés sont d’actualité. Vous-même vous constatez qu’ils (les jeunes) font des propositions pertinentes de solutions aux problèmes de notre société. Il ne faut pas laisser tout entre les mains des politiques. Les universitaires peuvent aussi jouer un rôle très crucial. Cette compétition va également aider ces jeunes à réveiller le talent de leadership qui somnole en eux » dixit Bokary Diallo, parrain de la compétition. 

La marraine Mme Samaké Mariam Konaré, lors de sa prise de parole, a félicité les organisateurs d’avoir aidé plusieurs jeunes à réaliser leur souhait le plus ardent : parler devant plus d’une centaine de personnes. Par ailleurs, elle a salué l’implication des universités publiques ainsi que privées à cette compétition qui symbolise le vivre ensemble tant recherché par le Mali. « Cette compétition aide énormément nos étudiants qui s’y trouvent dans les différentes facultés en leur outillant de l’outil le plus puissant au monde : la parole » ; dit-elle.  

Ce fut également un lieu pour Mohamed Sekou Simpara, l’initiateur du projet, de faire le bilan satisfaisant de son Groupement des Jeunes pour l’Appui à l’Education. « Nous avons un bilan positif dans notre école de formation. Avec un encadrement de 118 candidats en 2019, nous avons eu 82 admis, 220 candidats en 2020, nous avons obtenu 112 admis. Cette année, nous avons 430 candidats avec inchalla 100 %. La mission première que le RJAE s’est fixée, est l’amélioration de la capacité des élèves à Bamako et dans toutes les régions » ; a conclu le jeune leader. 

Ce que déplore Mohamed Sekou Simpara, c’est le non-accompagnement des autorités à l’endroit d’un tel projet qui vise à propulser l’éducation au Mali. 

Adama Sanogo

@Afribone