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Après le cri de cœur des ressortissants de Kouokourou, l’armée a érigé un camp pour la quiétude dans la localité. Le mercredi soir vers 17 h, l’armée malienne a déjoué une embuscade tendue par des bandits armés dans la localité.

Tout est parti de la menace des jihadistes à l’endroit du chef de village de Kouokourou qui a refusé de livrer un homme supposé avoir tenu tête à un groupe de ravisseurs jihadistes hostiles à toute manifestation festive le jour de la fête de la Tabaski. Refusant de se plier à l’autorité des bandits armés à Kouokourou, l’homme les avait tiré dessus avant de trouver refuge chez le chef de village. Celui-ci, malgré l’insistance des jihadistes a refusé de livrer son citoyen.

Par peur d’une vindicte populaire, les assaillants ont battu retraite en menaçant de prendre leur revanche. Pour ce faire, ils projetaient de le faire payer par le chef de village accusé d’avoir appelé à une résistance farouche aux djihadistes qui écument le centre du pays depuis janvier 2015. Face à cette menace les ressortissants du village établis à Bamako, ont appelé de tous leurs vœux l’installation d’un poste militaire dans leur localité. En réponse à cet appel, des militaires sont venus au village dans le cadre d’une patrouille et y ont passé la nuit, mais sont repartis le lendemain laissant les populations dans une peur sans précédent. Après ce départ, le village sur le qui-vive, n’a cessé de réclamer le retour de l’armée. C’est à leur soulagement l’armée malienne a refait surface et en nombre le vendredi pour occuper les axes stratégiques de la localité de Kouokourou.

La population par la voix du chef de village et l’ensemble des ressortissants de Kouokourou remercient le gouvernement pour avoir répondu à leur cri de cœur. Ce retour porte déjà son fruit, puisque le mercredi soir vers 17 heures l’armée a déjoué une tentative d’embuscade contre elle par des bandits armées déployés dans la localité.

Il faut rappeler que le centre du pays notamment le Delta central du fleuve Niger à Mopti et à Ségou sont sous la domination des bandits armés qui se réclament d’Amadou Koufa.

En tous cas cette lueur d’espoir à Kouokourou doit s’étendre sur les autres localités infestées.

O.D.

L’Indicateur du Renouveau du 15 Septembre 2017