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Politiquement parlant, la tension est très vive entre les compressés de l’Huilerie cotonnière du Mali (HUICOMA) et les hommes politiques koulikorois. Au fond, les compressés de l’HUICOMA ont tout à fait raison de hausser le ton face aux hommes politiques qui ne respectent pas leur engagement.

Ils ne comprennent pas que la cité du Méguetan ait donné naissance à plusieurs personnalités de notre pays dont un Premier ministre (Modibo Keïta) et deux (02) présidents de l’Assemblée nationale (Sidiki Diarra et Issaka Sidibé) et que leur usine reste fermée pour mauvaise gestion.

A quelques encablures des joutes électorales de 2018, les compressés ont brandi la hache de guerre contre les hommes politiques de Koulikoro. L’HUICOMA est la parfaite illustration d’une grande délinquance financière qui date du temps de l’ex-SEPOM (Société d’exploitation des produits oléagineux du Mali).

On se rappelle non sans amertume de l’affaire Blohorn, qui a défrayé la chronique en son temps dont l’épilogue s’est terminé à l’hôpital du Point-G où le Président directeur général (PDG) était hospitalisé. Du Point -G, le PDG s’est retrouvé en exil à Dakar, où il s’est éteint plus tard. Le PDG, Demba N’Diaye, ne pouvait pas être jugé parce qu’il avait pris soin de tenir quotidiennement la liste des «cadeaux offerts» à tous ceux qui sollicitaient ses services.

La SEPOM était devenue ce qu’est aujourd’hui le PMU-Mali, c’est-à-dire, une vache laitière pour les princes du jour. Le PMU-Mali est celle des démocrates «sincères et convaincus» à détruire le Mali.

Du 28 Août 2017