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Les cinq enseignants enlevés vendredi dernier par des terroristes dans le village de Korientzé ont été libérés dimanche soir. Les pédagogues ont tous rejoint leurs familles sains et saufs. Il s’agit d’un dénouement heureux de cette prise d’otage qui avait ému la nation tout entière. Le gouvernement a salué, dans un communiqué rendu public hier, la libération des enseignants kidnappés et remercié les bonnes volontés qui se sont investies pour ce dénouement heureux. Le Syndicat national de l’éducation et de la culture (SNEC) aussi s’est félicité de cette libération et exprimé sa préoccupation au sujet de la sécurité des enseignants.

Les établissements scolaires (premier cycle et second cycle) de Korientzé (Cercle de Mopti) ont été la cible d’attaque de la part d’individus armés non identifiés le 25 octobre dernier. Tout indiquait qu’il s’agissait des terroristes qui obligent les populations à fermer les écoles. D’après un communiqué du gouvernement en date du 25 octobre, les assaillants ont fait irruption dans l’enceinte de l’établissement aux environs de 10 heures et pris en otage pendant un moment les enseignants et les élèves. Ensuite, ils ont brûlé tout le matériel scolaire dans la cour avant de quitter les lieux non sans amener avec eux cinq enseignants.

Le retour des enseignants enlevés ne résout pas le problème de sécurité des écoles dans les zones en proie aux menées des terroristes. Ces obscurantistes s’opposent à l’enseignement en langue française et n’hésitent pas à menacer les populations et à s’en prendre aux enseignants. On ignore à quelle condition, ils ont consenti à laisser les otages regagner leurs domiciles. Il est fort probable qu’ils leur ont enjoint de ne plus s’aviser à enseigner dans les établissements scolaires. La menace est dissuasive en l’absence d’une protection des forces de sécurité.

Essor
29 octobre 2019