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L’Adéma ratisse large à Kita. Plus de trente responsables du Rassemblement Pour le Mali (RPM) viennent de retourner au parti de l’Abeille. Une cérémonie dénommée “Retrouvailles” a scellé le retour des “militants égarés” au “bercail” le samedi dernier. Le compte-rendu de notre reporter.

L’Adéma-Pasj vient de frapper un grand coup à Kita. Le parti a organisé, samedi dernier une cérémonie dénommée “Re-trouvailles”, au siège de la section Adéma de Kita. La surprise fut de taille, car 34 militants du Rassemblement pour le Mali (RPM) et pas des moindres venaient de démissionner de ce parti pour revenir à la Ruche.

Parmi ces démissionnaires du RPM à Kita, figurent le maire de Kita, le vice président du conseil de cercle et secrétaire politique de la section, le secrétaire administratif de la section, le trésorier de la section, la présidente des femmes de la section, le secrétaire général des jeunes de la section, le trésorier de la section des jeunes, la vice-présidente des femmes de la section, la secrétaire à l’organisation de la section femmes, le premier organisateur de la section jeunes.

On ne peut donc nier que l’Adéma ait fait une bonne moisson RPM à Kita. M. Sékou Diakité, secrétaire à l’organisation de l’Adéma-Pasj et non moins ministre du Développement social, de la solidarité et des personnes âgées, était pour la circonstance entouré, entre autres, du professeur Bocar Sall, du secrétaire général Adéma de la section de Kita, Makan Aliou Tounkara ; du secrétaire adjoint à l’organisation, Dialla Danioko ; de Goulou Moussa Traoré, de M. Moussa Alassane Touré, de la présidente des femmes, Mme Coulibaly Alima Traoré ; de Mme Zouré Fadimata Maïga et du représentant des jeunes, Youssouf Sissoko.

Sékou Diakité a salué le courage politique et l’intégrité d’hommes et de femmes qui ont décidé d’être conformes à leurs idéaux et de revenir dans leur famille originelle, l’Adéma-Pasj. Cette saignée du RPM à Kita est très symbolique puisque le parti du tisserand a obtenu 3 députés parmi les 4 sièges de la circonscription.

C’est donc un signal fort pour les perspectives des prochaines échéances électorales. Il faut signaler, à Kita, l’implantation de plusieurs partis dont l’Adéma, l’URD, le RPM, le PARENA, le CNID, le BDIA, le MPR, l’US-RDA, le MIRIA, le RDS…

Le secrétaire général de la section Adéma de Kita a tenu à rappeler les valeurs qui fondent le parti, à savoir l’humilité, la tolérance, la justice, la transparence, la solidarité, le travail et la paix. Il a qualifié la Ruche de parti d’avenir dont le socle, solide et increvable est implanté dans le pays profond.

On ne vient pas à l’Adéma, a-t-il dit, pour paraître et jouir mais pour servir”. C’est à cause de la pertinence et de la justesse de leurs orientations, a-t-il ajouté, que les partis les rejoignent.

Le secrétaire à l’organisation, M. Sékou Diakité, a soutenu, dans la foulée, que l’Adéma est un parti qui ne fait pas fuir ses militants. Il l’a cité comme un parti connu au plan national et international.

Pour signifier la force du parti, il a laissé entendre que les Abeilles sont à la tête de la mairie du district, de l’ADP et des institutions de l’Assemblée nationale et du Haut conseil des collectivités territoriales et que, de surcroît, l’Adéma compte deux ministres dans le gouvernement.

Ce faisant, il a fait croître l’espérance des militants de la famille Adéma réunis au siège de la section de Kati qui, tambour battant, ont redoublé l’animation. Parlant du Parti africain pour la solidarité et la justice, il a soutenu que le premier parti politique du pays se porte de mieux en mieux et reste ancré dans l’approfondissement de la démocratie et de l’Etat de droit pour le développement socio-économique du Mali.

C’est dans cet esprit de reconquête que l’Adéma a organisé la cérémonie des retrouvailles au siège de la section du parti à Kita. En fait de retrouvailles, c’est à une véritable saignée du RPM qu’on a assisté avec le départ de plusieurs leaders qui annonçaient de manière sereine, qu’ils ne sont pas venus avec leurs bases pour des raisons de commodité. Parce qu’il n’y aurait plus de place pour les accueillir.

Baba Dembélé

04 mars 2008.