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Balayeurs dans les rues, poubelles, routes refaites et façades repeintes: Kinshasa, ou du moins son quartier résidentiel de la Gombe, se fait une beauté pour le sommet de la Francophonie, les 13 et 14 octobre. Aujourd’hui, après une décennie de conflits, marqués par deux guerres et plusieurs vagues de pillages qui ont laissée la ville abîmée, un panneau en appelle directement au civisme des quelque 10 millions de Kinois. « La beauté de Kinshasa, c’est moi », prône-t-il. Le siège du parlement, qui accueillera le sommet, a été entièrement rénové. De même, une grande tour datant de l’ère Mobutu a été transformée par ses nouveaux propriétaires chinois en « Hôtel du fleuve », un établissement de luxe dont les illuminations, la nuit, rappellent Las Vegas.Les Chinois sont aussi à la manœuvre pour refaire les routes.A l’approche du sommet, des cortèges de voitures et de motards circulent en ville, sirènes à l’appui, pour se préparer au convoyage des invités. La sécurité a été renforcée. Poignards au coté, kalachnikov à l’épaule, parfois même un lance-roquettes.Un village de la Francophonie devrait accueillir les vendeurs de curiosité: un stand est loué 500 dollars pour deux jours. Dissuasif, dans un pays où deux tiers des habitants gagnent 1,25 dollar par jour, selon la Banque mondiale. AFP.