Partager

Un camion de l’armée malienne aurait fait sauter une mine anti personnel dans la journée du dimanche dernier (17 février 208).

Selon nos sources, ledit camion faisait partie d’un convoi militaire quittant la localité de Tinzawatène pour la ville de Kidal. Mais les informations divergent quant au bilan de l’accident. Tandis qu’une source fait savoir qu’il y a eu trois morts et six blessés graves, une autre raconte qu’il n’y a eu aucune victime en vie humaine.

Quant aux autorités militaires, elles n’ont pas confirmé l’information. Le commandant Abdoulaye Coulibaly, directeur de la DIRPA (Direction des relations publiques des armées) a affirmé qu’au moment où nous le contactions il n’avait reçu aucune information se rapportant à l’incident.
Ce drame vient alourdir le bilan des explosions de mine dans la région de Kidal, sur la route de Tinzawatène.

Dans un incident similaire vers juillet 2007, 10 civils et un militaire ont été tués lorsque les véhicules à bord desquels ils voyageaient ont roulé sur des mines antipersonnel, avait déclaré alors à la presse Abdoulaye Coulibaly.
Ces incidents se sont tous produits dans la zone de Tinzawatène au nord du Mali, une région désertique et montagneuse limitrophe de l’Algérie et du Niger.

Ce no man’s land est miné par Ibrahim Ag Bahanga. Ce rebelle, qui détient encore en otage une vingtaine de militaires, est un des nombreux ex-seigneurs de guerre responsables du mouvement insurrectionnel déclenché dans les années 1990 par les Touaregs.

C’est dire que le danger n’est pas écarté dans la région. Pourtant, l’équipe de déminage de l’armée qui avait été déployée sur le terrain a, il n‘y a pas longtemps, annoncé avoir terminé sa mission.

S. Diarra.

19 Février 2008.