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ag-assm2.jpgLes bandits armés de Kidal n’ont guère apprécié la récente visite du deuxième vice- président de l’Assemblée nationale, Assarid Ag Imbarcawane, à Bruxelles. En effet, ce dernier, en compagnie de l’honorable Bajan Ag Hamatou de Ménaka ont échangé, la semaine dernière, avec les diplomates de l’Assemblée Parlementaire Paritaire.

Ainsi, ils ont battu en brèche toutes les informations que les bandits armés y ont véhiculées. Voilà pourquoi ils se sont acharnés contre l’honorable élu de Gao sur leur site Kidal Info.

Suite à la campagne de désintoxication menée contre notre pays au sujet de la situation dans la région de Kidal, en Europe, notamment à Paris, le ministre en charge du Tourisme, N’diaye Bâh et son homologue de la Culture, Mohamed Al Moctar se sont rendus, la semaine dernière, dans la capitale française pour rétablir la vérité.

Pour la circonstance, ils étaient accompagnés du président du Haut Conseil des Collectivités, Oumarou Ag Ibrahim, du deuxième vice-président de l’Assemblée nationale, Assarid Ag Imbarcawane, de l’honorable député de Ménaka, Bajan Ag Hamatou, Mohame, du président de l’Assemblée régionale de Gao, Mohamed Guindo, du maire d’Anderamboukane, Aroudeïni Ag Hamatou, des responsables de l’Assemblée régionale de Tombouctou, de l’ancien ministre du tourisme, Zakiatou Walatine … Tous Touaregs bon teint et bien informés de la réalité qui prévaut dans la région de Kidal.

Devant les tours opérators, les deux ministres ont donné la situation réelle dans la région de Kidal avant d’expliquer à leurs interlocuteurs que le conflit au Mali est localisé. Il ne concerne ni Tombouctou, ni Mopti et Djenné, encore moins le plateau Dogon, zones de tourisme par excellence au Mali.

A travers la présence de ces élus locaux, témoignage d’un Mali multiracial, les tours opérators ont donc promis de continuer leurs activités sur la destination «Mali, un pays qui gagne». Après l’étape de Paris, les honorables Assarid Ag Imbarcawane et Bajan Ag Hamatou ont continué sur Bruxelles afin d’y rencontrer des parlementaires européens et des diplomates africains, notamment ceux de l’Assemblée Parlementaire Paritaire (APP).

Les premiers étaient malheureusement en vacances. Ce sont donc avec les seconds que le deuxième vice-président de l’Assemblée nationale et son frère, élu de Ménaka, ont échangé.

Ils ont dit tout le mal qu’ils pensent des bandits armés de Kidal et balayé d’un revers de mains les accusations de ratissage ethnique, véhiculés par les émissaires de Ibrahim Ag Bahanga. De même, Assarid Ag Imbarcawane a expliqué aux diplomates que le Mali est une terre d’accueil, une terre de tolérance, une terre de solidarité, d’entraide où les droits des minorités sont acceptés et respectés.

Aussi, l’honorable de Gao a t-il invité les uns et les autres à ne pas prêter une oreille attentive à ceux qui viennent demander le «droit d’asile» à Bruxelles. «Les arguments qu’ils avancent ne sont pas fondés. La preuve, c’est que c’est à partir de Bamako qu’ils prennent leur avion pour l’Europe» a t-il déclaré.

Quant à Bajan Ag Hamatou, petit-fils de Firhoun Ag Aménokale, grand résistant touareg à la pénétration française, chef de tribu incontesté des Iullémendens, il a déclaré à ses hôtes que les bandits armés de Kidal ne représentent guère la communauté touareg du Mali et ne s’expriment pas en leur nom.

De plus, il a relevé que «nous ne savons vraiment pas ce qu’ils veulent. Nous, nous sommes des Maliens et nous le resterons jusqu’à notre mort. Nous sommes tous d’accord sur le développement de la région de Kidal. Il ne se fait pas en un seul jour. Nous avons besoin de la paix et de la sécurité pour pouvoir poursuivre les projets déjà en cours».

Voilà pourquoi les bandits armés de Kidal et leurs acolytes se sont acharnés sur Assarid Ag Imbarcawane, sur le site Internet kidal Info, en le traitant de tous les noms d’oiseaux parce qu’il refuse de soutenir la cause de touaregs assassins.

Qu’on aime Assarid ou pas, on doit reconnaître qu’il est un patriote, un vrai Malien qui a toujours combattu les différentes bandes armées et même la rébellion de 1990 par les moyens de bord, notamment la diplomatie parlementaire.

C’est lui qui a soutenu l’ancien président de l’Assemblée nationale, le Professeur Ali Nouhoum Diallo à Bruxelles, en 1994 où l’actuel chef de la diplomatie française, Bernard Kouchner et d’autres parlementaires européens avaient initié une résolution pour couper les vivres au Mali.

En invoquant «le génocide touareg», une désinformation savamment dessillée au parlement européen par des milieux favorables aux «peaux blanches». Il aura fallu de justesse pour que le Professeur Ali Nouhoum Diallo « ébranle les certitudes des Européens». Le rôle éminent joué par Asarid Ag Imbarcawane dans cette mission patriotique avait fortement contribué à désenchanter les rebelles d’alors et à les contraindre à s’engager dans une voie négociée.

L’Honorable de Gao a toujours inscrit ses actions contre les insurgés touaregs, les bandits armés et autres mafias qui utilisent le nom de la communauté pour commettre leur forfait.

Il a toujours été en phase avec Bamako pour éradiquer le banditisme armé et favoriser le développement des régions nord du Mali. C’est pourquoi il a été de tous les combats depuis le régime UDPM jusqu’à l’Assemblée nationale en passant les ACP-UE pour défendre la cause d’un Mali uni, multiracial et multiséculaire.

Voilà encore ce qui fâche les bandits armés de Kidal dont le dessein secret est la division du territoire national. N’ayant jamais eu ce soutien de poids, les bandits armés de Kidal et leurs complices veulent maintenant s’attaquer à cette forte personnalité à la fois de la communauté touarègue du Mali et de l’Assemblée nationale dont il est la deuxième personnalité.

Il en est, pour ceux qui ne le savent pas, à son quatrième mandat (1992, 1997, 2002 et 2007). C’est dire qu’il reste toujours en phase avec le peuple, notamment les populations de Gao qui lui manifestent, à chaque élection, leur confiance.

Chahana TAKIOU

14 Juillet 2008