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Une marche a été organisée hier matin pour dénoncer, selon ses participants la non application de l’accord d’Alger et réclamer le retour des services sociaux de base. Les manifestants ont dénoncé également la crise de l’eau et de l’électricité, ainsi que l’insuffisance et le détournement des aides humanitaires dans la région. Ils ont aussi réclamé la réouverture des écoles et la mise en œuvre intégrale et diligente de l’accord de paix.

Mise en œuvre de l’accord en panne: réunion à huit clos à Alger
La 9ème réunion du Comité de suivi de l’accord, qui devait s’ouvrir hier à Bamako, a été reportée aux 2 et 3 juin prochains. Les délégations parties à Alger la semaine dernière pour de nouvelles discussions sont toujours sur place. A Alger, les discussions se sont déroulées hier à huit clos et très peu d’information ont filtré des échanges.
La réunion d’Alger intervient alors qu’il y a quelques jours après que les groupes armés de la CMA et de la Plateforme aient suspendu leur participation au sous-comité politico-institutionnel. Des divergences sont apparues avec le gouvernement, autour de la mise en place des autorités intérimaires. Une question préalable, selon les groupes armés au cantonnement et à la démobilisation des combattants.
Les mouvements armés reprochent au gouvernement  » le manque de volonté à trouver des solutions consensuelles » à la mise en place de ces des autorités intérimaires et « dans la suite de la mise en œuvre de l’accord « . Ce que récuse le gouvernement, pour qui les groupes armés font  » une mauvaise interprétation  » du texte.

Situation des jeunes du sud: des menaces lancées au gouvernement
La Coordination des associations pour la patrie interpelle le gouvernement sur la situation des jeunes du sud du pays. Elle estime que la jeunesse de ces régions est défavorisée dans le processus de la mise en œuvre de l’Accord de paix. La coordination prévoit d’organiser des manifestations si ses préoccupations ne sont pas prises en compte. Pour son président, Mamadou Sidibé, qui s’est confié au Studio Tamani, « les maux dont souffrent les régions du nord sont les mêmes maux dont souffrent les régions Sud du Mali. Les indices de développement étaient aussi obscurs au nord comme au sud. Il y a des milliers de jeunes qui sont sans emploi, qui n’ont même pas de perspectives et ce sont des gens qui sont pourtant demeurés républicains. C’est la majorité des jeunes qui sont lésés. Les jeunes des régions du nord sont toujours privilégiés dans cet accord là par rapport aux jeunes du sud. Mais il y a des gens qui sont à leur énième intégration ou réintégration. Nous voulons un traitement égal. Est-ce que le gouvernement souhaiterait que les jeunes du sud emboîtent le pas de ceux-là qui avaient pris les armes pour qu’ils soient écoutés. Je pense que non. Deux semaines après, s’il y a rien en faveur des jeunes du sud, nous allons organiser des manifestations qui peuvent aller à des sit-in ou marches dans toutes les régions qui n’ont pas été prises en compte par le processus d’insertion ou de réinsertion. Nous pensons que d’ici là, le gouvernement reverra sa copie ».

Rassemblés par AMC

L’Indicateur du Renouveau du 31 Mai 2016