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Le gouvernement a déclaré la guerre à Kidal. Les Fama veulent se battre. IBK dit leur donner les moyens de leur mission. La guerre par les armes n’est plus à craindre. Tous les Maliens affirment être prêts pour leur patrie, « tous unis sur le front» . Cette guerre le Mali la gagnera. Nous verserons notre sang pour «Un peuple, un But, une Foi .»

Les Maliens ont compris que nos «amis» sont venus faire la guerre à Aqmi et aux islamistes jihadistes qui devraient être chassés pour libérer les territoires occupés. Et pourtant, c’est le « MNLA », le trublion par qui la crise est arrivée qui vient encore de tuer froidement des représentants de l’Etat, une fois le Premier ministre et sa délégation ayant quitté Kidal sous protection de la Minusma alors des combattants s’affirmant du MNLA échangeaient des tirs avec l’armée.

Et pourtant, ce n’est pas le « MNLA » dont on parle. Mais des mouvements armés, noyant la responsabilité des bandits connus, dans ce maelström de groupement d’intérêt économique qui veulent préempter une partie du territoire pour leurs intérêts non avoués.

Cette guerre de la communication, ce ne sont pas les Maliennes et les Maliens qui la feront. Ce sont les porte-paroles officiels du gouvernement qui doivent veiller à ce que les termes soient appropriés, rectifiés ; nommer les responsables. Ce ne sont pas les mouvements armés qui ont tiré sur l’armée samedi à Kidal. C’est le « MNLA ». Ce ne sont les mouvements armés qui refusent le dialogue inclusif. C’est le « MNLA ».

Ce ne sont les mouvements armés qui parlent sur les médias internationaux, forts de leur notoriété dans les opinions publiques. Ce sont les responsables du « MNLA » qui qualifient en plus leur assassinat de respect de la vie humaine après avoir libéré sous la pression de la communauté internationale, les pauvres cadres de l’administration pris en otage après le départ de la délégation du Premier ministre.

Non, il est temps qu’on comprenne que le « MNLA » c’est l’affaire du gouvernement malien. La communauté internationale n’est là que pour les islamistes. Laissons nos amis s’occuper de la menace terroriste. Monsieur le président, Monsieur le Premier ministre, mesdames messieurs les ministres et représentants de l’Etat, chers compatriotes, le « MNLA » c’est notre affaire à nous.

Vous demandez encore s’il y a des terroristes, des islamistes, des jihadistes ?

Oussouf Diagola

22 Mai 2014