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Le gouvernement français se démarque des bandits armés du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) et consorts qui sont sommés de quitter les locaux du gouvernorat et de l’ORTM de Kidal.

A bord de véhicules et armés, en violation de la résolution de l’ONU et des accords de Ouagadougou, malgré la présence de la force Serval et de la Minusma, le MNLA se permettait tout à Kidal. Cette donne a, semble-t-il, changé depuis l’assassinat de Ghislaine Dupont et Claude Verlon, des journalistes de RFI, tués le samedi 2 novembre. La France vient d’intimer l’ordre aux bandits armés de quitter les locaux du gouvernorat et la station ORTM.

Le MNLA laissé à lui-même n’accepterait jamais de quitter le gouvernorat et la radio. L’occupation des symboles de l’Etat rentrait dans les dispositifs de chantage et de marchandage dans les futures négociations avec les autorités maliennes. De la même manière, on sait que le MNLA agit en conformité avec les désirs du gouvernement français, il ne peut ne pas répondre favorablement à cette requête.

Faisant partie de ceux qui étaient à Ouagadougou pour convaincre le MNLA, la Minusma qu’on n’a pas entendu réagir pouvait elle aussi enfin « reconnaître » l’autorité de l’Etat du Mali sur toute l’étendue du territoire national. Samedi sur les antennes de l’ORTM, le patron en second de la Minusma, Abdoulaye Bathily, faisait état de son désarroi sur l’occupation du gouvernorat et de la station radio de Kidal par le MNLA.

IBK devra faire en sorte que l’Etat malien reste le maître du jeu.

Amadou Sidibé

Les Échos du 11 Novembre 2013