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En marge du 50ème anniversaire de l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA) à Addis-Abeba, le Président de la République par intérim, Dioncounda Traoré, à lancé une pierre dans la cour des négociations qui se mènent actuellement sur le sort de la 8ème région du Mali: «l’armée malienne et l’administration seront à Kidal très bientôt». A Paris et à Ouagadougou, on a aussitôt enregistré des réactions négatives.

Vendredi dernier, face à nos confrères de RFI, TV5 et France 24, François Hollande, le Président français, a donné sa version des choses, ou plutôt sa façon de voir les choses: «l’administration ira d’abord, puis, peut être, l’armée».

Si Dioncounda Traoré est trop vite allé en besogne, à cause «de l’humeur qui prévaut actuellement vis-à-vis des bandits armés» – toute chose qui n’éclaircit le ciel nuageux des négociations avec les groupes armées, conduites par Tièbilé Dramé et Blaise Compaoré – François Hollande doit comprendre que «son schéma» est le pire des cauchemars qui puisse arriver aux Maliens.

Une administration à Kidal, sans forces armées et de sécurité maliennes, ce sera le début de prises d’otages et d’exactions sans fin (des cas sont déjà signalés, et les militaires français en poste à Kidal en savent quelque chose). A moins que la fameuse MINUSMA ne vienne sécuriser Kidal, armée jusqu’aux dents, pour mettre en joue nos «frères» armés, habitués aux coups bas en tous genres.

Par Paul Mben et Youssouf Diallo

Extrait des « brèves » du 22 Septembre du 03 Juin 2013