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De retour des provinces du Sud, nous avons rencontré le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, Khalid Naciri. Avec lui, nous avons fait le tour de la question du Sahara occidental et les perspectives.

Juriste, professeur de droit et fondateur de l’Organisation marocaine des droits de l’Homme, le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement est un vieux de la vieille en politique.

Membre depuis 1968 du Parti du progrès et du socialisme, il fait partie de la coalition qui a remporté les élections législatives en septembre 2007. C’est donc à ce titre que Sa Majesté l’a nommé dans le gouvernement mis en place le 15 octobre 2007.

« Le Sahara est transformé. Nous avons une volonté airain. Le Sahara est marocain, tout comme le Maroc est saharien » , dira-t-il. Pour lui, le Polisario est « la plus grande légende du 20e siècle » et la « République Arabe Sahraoui démocratique, RASD, une séquelle de la guerre froide ». Il se félicite tout de même de la position du Conseil de sécurité des Nations unies qui a d’ailleurs affirmé que le plan marocain est « sérieux et crédible ».

Pour la première fois, selon le ministre Naciri, depuis 30 ans, « nous avons proposé une solution gagnant-gagnant : un plan d’autonomie dans le cadre de la souveraineté du Maroc ». Il ajoutera : « Le Maghreb est composé de 5 Etats. Il y en aura jamais 6 ». Il a déploré le sort des populations « séquestrées à Tindouf » par l’Algérie et le Polisario, des populations que « personne n’a consultées pour proclamer la RASD ».

Gardant la main tendue, le porte-parole du gouvernement a réaffirmé la disponibilité du royaume à trouver une solution « qui n’humilie personne », tout en réaffirmant haut et fort la marocanité inaliénable du Sahara.

Alexis Kalambry
(envoyé spécial)

05 Septembre 2008