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Un monument dédié aux braves soldats qui sont morts pour le Mali a été inauguré le 20 janvier à Kati. La cérémonie a eu lieu en présence du président de la république, chef suprême des armées, accompagné des membres du gouvernement et plusieurs invités de marque.

La cérémonie a été ouverte par une allocution du ministre de la défense et des anciens combattants, Soumeylou Boubeye Maiga. Pour lui, le pays s’acquitte ainsi d’une obligation de mémoire et d’un devoir de reconnaissance envers les combattants «de la liberté et de la dignité humaine». Résistants tombés lors de la conquête coloniale, héros inconnus de la lutte pour l’indépendance, défenseurs de l’intégrité territoriale et de l’unité nationale, soldats maliens et étrangers tombés pour la libération des régions du Nord du Mali, cette stèle rend hommage à tous ceux qui «ont donné leur vie pour que les peuples préservent le droit à disposer de leur destin».

«Le 20 janvier commémore certes un acte fondamental que la république du Mali a posé pour affirmer sa souveraineté mais au fil de notre histoire, la symbolique de cette date s’est enrichie pour atteindre un contenu désormais universel par le fait que nous avons été solidaires de la destinée d’autres peuples et que nous avons reçu en retour un soutien similaire», a indiqué le ministre Maïga. De l’indépendant du Mali à nos jours, le Mali a engagé plus de 2000 hommes (militaires, gendarmes et policiers) dans des opérations de missions de maintien de paix dans d’autres pays. Il s’agit notamment du Congo, d’Haïti, de l’Angola, du Burundi, de la Centrafrique, du Darfour, de la Guinée Bissau, du Libéria, du Rwanda et de la Sierra Léone.

«La mobilisation internationale dont nous avons bénéficié restera pour nous une source permanente d’inspiration, de motivation et d’engagement», a souligné le ministre de la défense. Avant d’ajouter : «En combattant aux cotés de nos alliés, les FAMA ont démontré la capacité de résilience dont était capable notre peuple. Elles se sont adaptées au rythme imprimé dans la conduite des opérations de reconquête». Alors que la population s’interroge souvent sur la capacité de ses forces armées et de sécurité à s’acquitter de sa mission régalienne, le ministre assure que «les FAMA sont totalement mobilisées pour assumer les exigences impératives et immuables que sont la défense et la préservation de l’intégrité territoriale, la protection de l’unité et de la souveraineté nationale, la sécurisation des populations et de leurs biens».

A la fin du discours du ministre de la défense, le président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta, a coupé le ruban symbolique inaugurant la stèle. Cet épisode a été suivi par le dépôt d’une gerbe de fleurs. La découverte d’un «timbre poste serval», en l’honneur de l’opération militaire française au Mali, a mis fin à la cérémonie.

Cheick Larab Diarra

Le 21 Janvier 2014