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Cette information dont un confrère de la place s’est fait écho en début de semaine est toujours au centre des débats dans les salons et autres «grins» de Bamako. Interrogé sur le sujet, le Directeur de la communication de la Présidence de la République, Racine Thiam, s’est refusé à tout commentaire.

Ce mardi 9 août 2016, Racine Thiam a répondu à l’invitation du «Rendez-vous avec Koulouba» qui enregistrait son 7ème numéro. Ce fut une occasion pour le Conseiller à la communication du chef de l’Etat d’évoquer l’actualité de la Présidence, mais surtout de se prononcer sur la situation sécuritaire et socioéconomique de notre pays. Ainsi, M. Thiam avait été interrogé sur une information relative au président de la Commission défense et sécurité de l’Assemblée, l’honorable Karim Keïta, non moins fils du président de la République Ibrahim Boubacar Keïta. Le député, comme l’écrivait un confrère en début de semaine, se serait rendu à Paris, en France, en vue d’acquérir des hélicoptères et des avions de combat suite à l’attaque terroriste de Nampala, laquelle avait fait 17 morts dans les rangs des forces armées maliennes. L’invité du jour s’est gardé de démentir l’information de façon formelle, tout en la mettant sur le compte des rumeurs. «Je refuse de commenter des rumeurs. Ce sont des rumeurs…», a-t-il répondu de façon laconique.

Des avancées, malgré tout

Par ailleurs, Racine Thiam a souligné des efforts déployés par les plus hautes autorités dans le domaine sécuritaire et sur le plan socioéconomique du Mali, même s’il reconnait que le pays traverse des moments  »extrêmement difficiles ». «Face à ces difficultés, beaucoup de choses ont été entreprises. C’est pour vous dire que le verre est à moitié plein ou à moitié vide, comme le diront certains», a commenté le Directeur de la communication de la Présidence. Au nombre des efforts consentis par le chef de l’Etat et son gouvernement, il souligne, encore une fois, l’octroi de 15% du Budget national à l’Agriculture, l’augmentation de 20% sur trois ans des salaires des fonctionnaires, la réduction de l’Impôt sur les traitements et salaires (ITS). S’y ajoute  »le satisfecit de la communauté internationale », en l’occurrence le Fonds monétaire international (FMI), quant à la gestion économique du pays. S’il y a une situation que M. Thiam regrette, c’est le fait que les Maliens, pour l’écrasante majorité en tout cas, ne parlent généralement, dit-il, que de ce qui ne marche pas. «A entendre certains, on n’a même pas envie de revenir au Mali», a-t-il déploré, se référant ainsi aux propos d’un ancien diplomate qu’il aurait récemment rencontré. Selon lui, grâce aux efforts quotidiens du président de la République et son gouvernement, le Mali ressemble de plus en plus à un Etat viable.

Il a ensuite salué le courage des forces armées maliennes qui se battent, dit-il, dans des conditions extrêmement difficiles. Ce, contre un ennemi qui inflige des pertes à toutes les nations du monde. S’il a insisté sur la volonté du chef de l’Etat d’équiper les forces armées maliennes, notamment en moyens aériens, Racine Thiam s’est toutefois montré conscient que le processus d’acquisition d’un avion militaire est très long, tel que cela avait été récemment soutenu par le porte-parole du Chef d’état-major général des armées, Colonel Abdoulaye Sidibé.

Le sommet n’explique pas l’opération Bamako ville propre

Actualité obligeant, l’orateur du jour a souligné l’importance que nous ayons une capitale moderne, faisant ainsi allusion à l’opération de libération des grandes artères de Bamako, enclenchée par la Gouverneure du district de Bamako. «Cette opération n’est pas une opération circonstancielle pour un événement donné», a-t-il précisé pour ainsi répondre à ceux qui pensent que l’opération de déguerpissement des voies de Bamako entre dans le cadre des préparatifs du sommet Afrique-France.

Bakary SOGODOGO

Du 11 Août 2016