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Le Mali d’hier à aujourd’hui! Grande exposition
à la croisée des chemins de la mode traditionnelle et comtemporaine
Les collections Kandioura Coulibaly seront au Musée du District de Bamako du 30 Août au 04 octobre 2008 lors d’une exposition dénommée « Mali Mode ».

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Un événement assez singulier qui en plus d’être couronné par un grand défilé de mode sera jalonnée de conférences et d’ateliers. L’exposition « Mali Mode » donnera l’occasion de découvrir et de comprendre davantage la magnifique collection de costumes et de parures d’un Mali déjà millénaire. Cette vitrine sera l’occasion de témoigner du faste des comportements vestimentaires des maliens d’hier et d’aujourd’hui.

Cet unique événement donnera à ses visiteurs et visiteuses l’opportunité de se rendre compte et d’apprécier le fatidique travail de collection et de création auquel s’est consacré l’infatigable Kandioura Coulibaly depuis maintenant trente ans. À l’instar de beaucoup d’autres expositions, Mali Mode s’ouvre par un grand vernissage.

Cependant contrairement à plein d’entre elles, Mali Mode enseignera de par tous les ateliers et autres conférences qui y seront données. Ces communications porteront sur les parures, le textile, les designs traditionnels… Elles seront animées par des personnalités ayant déjà toutes menées des recherches très avancées sur la mode au Mali.

Un défilé de mode consacrera la clôture de l’exposition Mali Mode. Pendant ce défilé, les vêtements et parures d’antan viendront côtoyer lors d’une soirée très festive dans le jardin du Musée de Bamako les vêtements et parures actuelles.


Le Musée du District de Bamako

est crée par arrêté N° 22/M-D.B du 06 décembre 2001 sous l’autorité du Maire du District Bamako. Il a pour mission : La recherche et la conservation de documents historiques sur la ville ; La collecte, la conservation et la diffusion du patrimoine historique urbain ; L’organisation d’activités socio-éducatives et culturelles destinées à promouvoir le patrimoine culturel urbain. Le musée de Bamako est doté de deux salles d’exposition permanente et d’une temporaire. Il est administré par une Directrice, Haoua Békaye DIARRA et d’un Directeur adjoint, Makan DOUCOURE.

Malimode

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est une rencontre d’expression culturelle. Il est reconnaissance et promotion des styles de parures développés par les créateurs des campagnes et de la ville, entre ce qui a été et ce qui nous est contemporain. Il est un cadre de concertation et d’échange entre professionnels du secteur pour l’émergence, la promotion des métiers d’expression culturelle.

L’Exposition

Exposer, c’est provoquer, susciter des émotions, lutter contre des idées reçues, donner envie d’en savoir plus. Malimode racontera l’histoire d’une parure, d’un vêtement. Elle s’articulera autour d’une présentation de : -Perles : Collier, pendentifs, bracelets, bagues … anciens et ou contemporain. D’authentiques pièces de créations seront mises ensembles pour une expression plastique significative

-Vêtements : Du textile ancien au nouveau, du boubou cousu, brodé au décoré
-Tableaux du style bogolan, de gaufrage ou de techniques mixtes
Pendant tout un long mois.

Le Défilé

Le défilé de mode vise une présentation d’hommes et de femmes:
– soucieux de montrer ce qui caractérise culturellement le malien
– parés pour être au rendez vous de l’authenticité. Dans le charmant jardin du Musée le petit soir du 04 octobre 2000

Les communications Enseignement ou renseignement; Aucune des deux envies ne restera insatisfaites lors des rares communications que donneront d’imminents connaisseur de la culture malienne du design et des textiles.

Les Pionniers du Bogolan,

C’est en 1978 que Kandjoura, Klétigui et 4 autres jeunes tous diplômés de l’institut national des arts ( INA) de Bamako décident de créer le Groupe Bogolan Kassobané (littéralement « fini la prison »). Par la formation de ce groupe, les 6 jeunes de Kassobané avaient pour ambition de réssusciter la bonne vieille technique de teinture aux couleurs naturelles qu’est le bogolan afin de l’éléver au rang des Arts.

Pour l’atteinte de cet objectif patriotique les membres de Kassobané mettent l’ensemble des techniques occidentales de peintures de dessin de décor et de recherche apprises et comprises pendant leur formation d’artistes plasticiens au service du Bogolan.

Ainsi sans pour autant changer les instruments de travail et le processus de fabrication du bogolan originel, Kassobané apporte d’importantes innovations dans les compositions, le graphisme, la gamme de couleur ainsi que la présentation des œuvres en bogolan. Grâce à leur acharnement avant gardiste le bogolan s’est affranchi et a réussi son passage du stade artisanal au stade artistique.

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De nos jours le bogolan fini, la technique de confection du bogolan fini sont enseignés à l’INA de Bamako, au conservatoire N’tomo de Ségou ainsi que dans beaucoup d’autres écoles d’art à travers le Monde; de nos jours peintres, stylistes décorateurs et autres designers trouvent du charme et du succès dans les multiples usages qu’ils font du Bogolan fini ou de sa technique de confection parce que Kassobané a réussi sa mission de promotion et d’innovation de ce savoir faire très malien.

Apôtres de la culture Malienne Grâce à Kassobané le bogolan connait de nos jours un grand succès dans le monde entier, cependant la saga Kassobané n’arrête pas pour autant de continuer.

Si dans les 70-80 les besoins de ré-création et de recherche sur le bogolan leurs exigeait de rester permanemment ensemble, il n’en est plus de même actuellement. Pour les besoins de diffusion du capital de connaissances acquis dans les années sus citées, Kassobané s’est éparpillé dans le monde entier.

De Bamako à Rome en passant par Ségou le mot d’ordre pour chaque membre est le même : Que chaque apôtre dans son coin de monde fasse voir et admirer le bout de culture Malienne en sa possession dans le concert des cultures mondiales.


Aile K

Mieux qu’une simple exposition; Malimode constitue pour l’aile K de Kassobané une mini exhibition d’un petit bout de tout le grand trésor qu’elle ne cesse d’amasser depuis plus d’une décennie.

Avec de nos jours plus de 5 contenaires d’objets (peintures, costumes, bijoux, perles statuettes, potéries etc…) en la posséssion de cette seule aile K, l’ensemble des fonds réuni de tout le Groupe Bogolan Kassobané dépasse, sans nul doute, de loin les fonds de presque tous les autres musées de la place.

Après plus de mille et une exposition dans le monde entier, des centaines d’heures de conférences et de classe dispensées à toutes les classes d’âges à travers le monde; le Groupe Bogolan Kassobané, pour le grand bonheur du secteur touristique malien; mérite d’avoir son musée au Mali. Malimode se veut aussi être une sollicitation à l’endroit de tous les HOMMES épris de


Culture et diversité culturelle

La tortue du Djoliba. Car bien que le Mali soit classé – en terme d’économie – parmi les pays les plus pauvres au monde,il n’en demeure pas tout de même ainsi sur le plan culturel. Pour avoir été le berceau de plusieurs empires et royaumes légendaires ainsi que le point de passage obligatoire d’innombrables voyageurs en partance pour la mer ou la forêt ; le Mali est devenu au fil des siècles un véritable grenier dans lequel sont amassées des tendances culturelles extrêmement diversifiées.

Cependant l’appréciation et / ou l’inventaire du riche trésor culturel malien est difficile voire impossible à cause de la faiblesse numérique des infrastructures muséologiques. C’est dans l’optique d’un enrichissement du paysage muséologique national que ‘’la Tortue du Djoliba » voudrait exister.
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Il se veut être un musée de costume, de parure ainsi que d’autres accessoires afin de pouvoir clairement rendre compte de la grande diversité des comportements vestimentaires ayant eut et ayant toujours cour au Mali. Le nom Tortue du Djoliba est évocateur de la protection, de la sauvégarde de la culture et des valeurs identitaires africaines. Djoliba, le fleuve niger est ce cordon ombiblical qui lie les peuples de l’Afrique de l’Ouest.

Nombre de culture se sont développées tout son long.
Des empires comme le Ghana, le Mandé, le Songhoï, le Mossi…, sont des grands ensembles qui ont des contenus à faire valoir aux hommes d’aujourd’hui.

Même si la Tortue du Djoliba manque de carapace bien que son sang ses viscères, membres, le et autres liquides indispensables à sa vie de la Tortue soient disponibles; Cette exposition n’a pas été pensée comme un « résumé du futur musée » et elle ne témoigne pas du tout de l’ensemble des activités scientifiques du musée. Malimode privilégie plutôt une démarche – un engagement, un ton – une sensibilité, un style personnel – une écriture plastique et poétique ; une démarche esthétique, mais aussi éthique, un engagement social, que tente Kassobané

Objectif

Malimode a surtout pour objectif de faire connaître, de valoriser la création autour des parures et vêtements traditionnels; de soutenir les secteurs d’activité attenants à cette production. Malimode s’inscrit dans une volonté de promotion d’excellence en terme qualitatif des produits, d’exigence en termes de choix des matières premières, de recherche graphique et de qualité des finitions.

Malimode vise un maintient d’un savoir faire traditionnel en offrant un nouvel élan créatif et en sollicitant tous les acteurs de la chaîne. Son action veut contribuer à créer des débouchés qui sécurisent les sources d’approvisionnement, stabilisant ainsi les revenus. C’est une exposition qui servira de vitrine pour affirmer une identité malienne et inciter l’engagement de futurs

partenaires pour sa préservation. Le secteur concerné est fragile car il dépend de savoir faire aujourd’hui en péril face à l’industrialisation (perles, filage et tissage à la main …) Depuis quelques années, nous assistons à une vulnérabilité de la filière de l’artisanat traditionnel.

Le développement des sciences et technologies a suscité chez les individus le désir de l’instantané, du jetable…Pour ne pas interrompre la chaîne de l’échange et de la transmission des différents savoir-faire il paraît nécessaire aux yeux de Kassobané d’alerter l’opinion publique en vue de la rédynamisation desdits secteurs.