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Le secrétaire à la communication du Mouvement populaire du 22 mars (MP22), Mohamed Tabouré et ses quatorze coaccusés recouvrent la liberté après un verdict du Tribunal de première instance de la commune III du district de Bamako, a-t-on appris de sources proches des intéressés.

Ils étaient quinze personnes à croupir à la Maison centrale d’arrêt de Bamako depuis le 10 juin dernier. Ils avaient été interpellés, le 8 juin, et mis sous mandat de dépôt à la suite d’une marche initiée par le MP22. Ce regroupement politique née à l’issue du coup d’Etat de mars
2012 avait appelé à manifester pour exiger, entre autres, l’entrée de l’armée malienne dans la région de Kidal, le rétablissement dans leurs droits des orpailleurs de Foroko et de Kobadani, chassés de leurs sites.

Cette manifestation se tenait dans un contexte d’état d’urgence. D’où sa répression par les forces de l’ordre. Il aura donc fallu à la justice deux audiences pour se prononcer sur la culpabilité des accusés. La première a eu lieu le mardi 25 juin. Elle a vu le tribunal rejeter une demande de liberté provisoire sollicitée par la défense. La seconde audience qui s’est tenue le mardi 9 juillet s’est soldée par une relaxe pure et simple des accusés. «Ils ont été déclarés non coupables par le juge», a indiqué à Afribone l’un des avocats de la défense, expliquant que «le droit a été dit».

Seydou Coulibaly – © AFRIBONE – Le 10 Juillet 2013