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Le Syndicat libre de la magistrature (Sylima) et le Syndicat autonome des greffiers et secrétaires de greffes et parquets (Synag) ont décrété 72 h de grève depuis hier.

La grève de 72 h décrétée jeudi 19 mars 2009 par le Sylima et le Synag est, selon Hamèye Founé Mahalmadane, suivie sur toute l’étendue du territoire national de Kayes à Kidal à l’exception de quelques juridictions de Bamako qui ne font pas partie des deux syndicats.

Le Sylima et le Synag sont liés par une convention de concertation, de coopération et de solidarité syndicale depuis le 14 décembre 2007. Ils rappellent que depuis 2007, ils ont individuellement saisi le gouvernement de leurs différentes revendications.

Celles-ci portent sur la revalorisation et l’allocation d’indemnités existantes, des responsabilités et de représentation et des primes de participation à la judicature, la détermination des avantages particuliers à accorder, la matérialisation du régime de sécurité sociale et la relecture du statut du personnel et de la loi régissant le Conseil supérieur de la magistrature (CSM).

« Depuis le 13 février 2009, nous avons déposé un préavis de grève pour amener le gouvernement à exécuter les lois de la République » , a dit Hamèye Founé Mahalmadane. Il a ajouté que depuis juin 2008 les deux syndicats et le gouvernement se sont entendus sur deux points : les indemnités existantes et l’allocution des indemnités de prime. « Mais le gouvernement ne veut pas exécuter les lois de la République ».

Hamèye Founé Mahalmadane et Hadia Dioumassy affirment qu’il n’y a pas de raison de ne pas formaliser le budget quand il est en exécution. « Nous voulons que le texte soit exécuté et le ministre nous avait promis qu’il sera signé avant le 19 mars. Mais, jusque-là, il nous dit d’attendre. Sur les deux points, il n’y a pas de négociation », avertissent-ils.

Aux dires des organisateurs, le mouvement se déroulera dans un premier temps les jeudi 19 mars, vendredi 20 mars et lundi 23 mars 2009. Les syndicats se réservent toutefois le droit de reconsidérer cette durée dans un sens comme dans l’autre.

Sètè Traoré et

Kandia Coulibaly

20 Mars 2009