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Une petite immersion dans le monde des juristes. Aujourd’hui, nous parlons des droits, notamment ceux liés à la nationalité. Et nos deux expressions, jargon du jour “jus soli”, “jus sanguinis”, sont du latin. Ils font partie de l’important lot de mots latins qui enrichissent la langue française.

Ceux qui ont une notion en droit, connaissent, peut-être, les conditions d’acquisition de la nationalité aux yeux de la loi. Il existe principalement quatre manières d’acquisition de la nationalité. On peut avoir la nationalité d’un pays à travers le mariage, acquisition à travers sa partenaire, ou la naturalisation, lorsqu’un Etat décide de donner sa nationalité à un individu pour des raisons politiques, sécuritaires ou pour un acte, service que cet individu a rendu à l’Etat en question. Les deux autres manières d’acquisition de la nationalité concernent nos expressions du jour.

C’est une évidence que lorsqu’une personne naît dans un pays, que ses parents soient de ce pays ou pas, la personne acquiert automatiquement la nationalité de cet Etat. C’est ce droit, reconnu par presque tous les pays du monde, qu’on appelle “Jus soli”, droit du sol, territoire, en français. 

L’autre façon d’acquisition de la nationalité est le droit que nous avons à travers nos parents. On peut avoir la nationalité d’un pays, car un de nos parents vient de ce pays, même si on est né ailleurs. Ce droit est ce qu’on appelle “Jus sanguinis”, le doit à la nationalité à travers le sang. Ces explications nous sont données par Soumaila Coulibaly, étudiant en droit. 

“Je suis Malien. Mais jus sanguinis est ce droit qui m’a permis d’être Canadien également.”

Issa O Togola

@Afribone