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Julius Malema, l’ancien président de la Ligue de la jeunesse de l’ANC (Congrès national africain), qui avait été exclu en avril du parti, a affirmé, hier, mardi 18 septembre, que le président Jacob Zuma cherchait à l’assassiner. Des déclarations devant la presse faites au lendemain de son expulsion d’un meeting où il voulait s’adresser à des mineurs en grève. La salle de presse est pleine à craquer. Les flashs des appareils photos crépitent et Julius Malema savoure l’instant. Le leader déchu de la Ligue de la jeunesse de l’ANC a retrouvé une tribune et il en profite pour régler ses comptes avec le président Jacob Zuma. Corruption, népotisme, violences, musellement de ses adversaires, pas un péché n’échappe à Jacob Zuma, l’ancien mentor de Julius Malema, lequel se présente en martyr, le défenseur des pauvres et des sans voix : «Une condamnation à mort a été lancée contre ceux qui luttent pour la libération économique parce qu’ils parlent au nom du peuple. Si nous mourons demain, c’est parce que nous avons été tués par Jacob Zuma et sa clique qui ne soucient pas de l’intérêt du peuple. Si nous sommes arrêtés illégalement demain c’est à cause de Jacob Zuma. Et n’importe quelle cour de justice indépendante nous libérera.» RFI