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La 10ème édition des Journées maliennes de la qualité, s’est ouverte, mardi, au Centre international de conférence de Bamako sous la présidence du secrétaire général du ministère de l’Industrie et des Mines, Mamadou Traoré. C’était en présence du président de l’Association malienne pour la qualité (AMAQ), Abderrahmane Dembélé. Le thème retenu pour célébrer l’événement cette année porte sur les systèmes de management de la qualité, sécurité et environnement (QSE) face au changement. Pendant trois jours, les participants ont partagé leurs expériences en matière de qualité. Ils ont aussi renforcé leurs capacités de formulation de nouvelles stratégies et méthodes de gestion du changement dans la perspective de l’amélioration de la gouvernance dans le secteur public et privé.

jpg_une-2273.jpgLe président de l’AMAQ avait conçu ces journées comme un rendez-vous national, un créneau pour promouvoir la démarche de la qualité et l’amélioration continue au sein des structures publiques, parapubliques et privées. Il a expliqué, à l’ouverture des travaux, que cette édition permettra aux participants de poser le diagnostic réel des échecs des programmes de reformes conduits dans notre pays. Le thème retenu mérite, selon lui, une attention particulière parce qu’il illustre le désir d’un changement profond après la crise. Notre pays continue, en effet, de souffrir de la mauvaise gestion des services publics, de l’insuffisance criarde des infrastructures publiques et sociales mais aussi de l’insuffisance notoire des ressources humaines et matérielles. A cela s’ajoute la démotivation des fonctionnaires de l’administration publique, l’absence de croissance économique, la paupérisation galopante et la multiplication des politiques de développement extraverties. Abderrahmane Dembélé est convaincu que les experts trouveront des solutions adéquates à ces problèmes.

Le secrétaire général du ministère de l’Industrie et des Mines a confirmé la volonté du gouvernement de faire de la qualité un instrument pour le développement économique social et culturel dans notre pays. Mamadou Traoré estime que le développement de cette culture nécessite une conjugaison des efforts de tous les acteurs étatiques et non étatiques et se traduire par un véritable changement de mentalité et de comportement dans les activités quotidiennes.

D’un point de vue stratégique, Mamadou Traoré a préconisé de promouvoir le respect des normes au sein de la société, d’amplifier nos actions de sensibilisation et d’information des populations sur les vertus de qualité. Il s’agira aussi de renforcer les exigences des consommateurs dans le cadre d’une infrastructure qualité intégrant une dimension renforcement des compétences pour accompagner, conseiller les entreprises en quête d’expansion et de diversification de leurs marchés.

Rappelons que l’AMAQ est une organisation apolitique à but non lucratif qui a pour objectif de contribuer à la diffusion des systèmes de qualité, de développer tout moyen adapté à la mise en place des démarches qualité, d’initier des actions d’information, de sensibilisation de formation et de consolider ces actions par la formation continue, favoriser les échanges entre les entreprises, les consultants et les institutions dans le domaine de la qualité, etc.

Fatoumata NAFO

L’Essor du 14 Novembre 2013