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Dans le cadre de sa mission de promotion de l’emploi indépendant et de l’émergence de micro entreprises, la Banque Régionale de Solidarité (BRS) organise depuis hier au Centre Djoliba trois journées d’explication (les 20, 21 et 22 mai 2008). Et cela pour permettre aux initiateurs et porteurs de projets de comprendre les conditions de financemsent desdits projets par la BRS.

Présidée par le ministre de l’Economie de l’Industrie et du Commerce M. Amadou Abdoulaye Diallo, la cérémonie de lancement des journées d’explication du financement des PMI/PME (petites et moyennes industries, petites et moyennes entreprises) a enregistré la présence des représentants du Fonds Auto Renouvelable pour l’Emploi (FARE), des institutions et services partenaires de la BRS et de plusieurs invités s’intéressant au développement économique de notre pays.

Le Directeutr Géneral de la BRS

Dans son mot de bienvenue, le Directeur général de la BRS M. Alpha Bocar Nafo a rappelé que la BRS a, dès l’ouverture de ses guichets en octobre 2005, prioritairement axé ses actions sur la création d’emplois. Oui au Mali comme dans les autres pays de l’UEMOA, la BRS aide ainsi le Gouvernement dans la lutte contre la pauvreté et le chômage.

Pour lui, ceci passe par un soutien aux jeunes initiateurs et porteurs de projets d’autant que ces derniers se trouvent confrontés à d’énormes difficultés parmi lesquelles : la faible capacité à gérer des entreprises,`l’absence de cadre de formation et d’encadrement, l’inexpérience et l’inaccessibilité au financement.

A en croire M. Nafo, c’est pour trouver une solution à ces difficultés que la BRS Mali a décidé de signer avec ses partenaires une convention de financement des Petites et Moyennes Industries et des Petites et Moyennes Entreprises et d’organiser des Journées d’explication de son contenu.

Selon lui, ces journées devront permettre aux initiateurs et porteurs de projets de comprendre les tenants et aboutissants de la convention qui seront largement développés dans leurs aspects techniques et opérationnels.

Ainsi, il a par ailleurs souhaité que les jeunes sortants des écoles professionnelles, animateurs du secteur informel seront nombreux à vouloir mettre en valeur leurs acquis intellectuels et professionnels mais manquant de financement pour satisfaire ce besoin essentiel.

Le Directeur de Crédit

Quant au Directeur du crédit et du partenariat de la BRS M. Abdoulaye Dia, il a parlé des conditions de financement. Avant, il a souligné que pendant les trois jours de 9 heures à 17 heures, des cadres de la BRS seront au Centre Djoliba pour répondre aux questions des jeunes désireux de créer des PMI/PME. A en croire M. Dia, le montant de financement accordé par la BRS varie entre 200 mille et 10 millions de nos francs.

Avant de préciser qu’il n’exclut pas de faire des études pour le financement de plus de 10 millions de FCFA. Selon lui, le remboursement se fait mensuellement et le taux d’intérêt est de 11% l’an. Le décaissement se fait une fois ou par étape selon les cas.

Selon le Directeur du crédit et du partenariat, les dossiers sont déposés à la direction nationale de l’industrie qui les acheminent à la BRS. Si un dossier est passé c’est en ce moment que le FARE intervient en garantie.

Le Ministère de l’economie

Dans son discours de lancement, le ministre de l’Economie de l’Industrie et du Commerce a félicité les initiateurs de ces journées. Avant d’assurer du soutien de son département. Il a par ailleurs invité les autres banques à faire comme la BRS.

La cérémonie de lancement a été suivie par un point de presse au cours duquel les responsables de la BRS se sont prêtés aux questions des hommes de médias.

A la question de savoir si les rencontres avec les jeunes à la FAST et à l’ECICA ont porté fruits, M. Dia a souligné que les résultats de ces rencontres sont relativement décevants.

Mais loin de se décourager, la BRS a organisé ces journées d’explications. A la question de savoir si en cas de financement d’un projet, les promoteurs dudit projet payent un montant, il a souligné que l’apport personnel n’est pas une exigence et il n’y a pas une proportion définie.

S’agissant du domaine d’intervention, il a précisé qu’aucune activité n’est exclue. Autrement dit, il n’y a pas de domaine préférenciel.


Dado CAMARA

21 Mai 2008