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Il s’agit, à travers cette rencontre avec les journalistes, de vulgariser ce mot “travail décent” pour une meilleure appropriation des populations. Qu’est-ce que la CSTM a donc pu faire réellement dans ce domaine au cours de sa lutte pour l’amélioration des conditions des travailleurs (militants)?

Mots de bienvenue

Accompagné de plusieurs partenaires venus de France, Belgique, et partout en Afrique de l’Ouest, le Secrétaire général de la CSTM a remercié les participants. Il a ensuite remercié la représentante du ministre du Travail, de la Fonction Publique et de Réforme de l’Etat et celui du partronat malien. Le conférencier était Boubacar Hamadoun Kébé, responsable du département administration et emploi du CEN-CSTM.

Travail décent

Selon le nationaliste anglais Darwin “c’est le travail qui a créé l’homme” et le fabuliste français la Fontaine “le travail est un trésor”. En rappelant la définition donnée au travail par ses éminents écrivains, le conférencier a expliqué selon le dictionnaire Larousse que l’objectif décent est : ce qui est conforme aux exigences minimales, qui prend en compte les besoins fondamentaux de l’homme, qui est convenable, suffisant, correct.

En effet, le concept travail décent, initié en juin 1999 par l’Organisation Internationale du Travail (OIT) se définit comme une possibilité pour chaque femme et chaque homme d’accéder à un travail productif dans des conditions de liberté, d’équité, de sécurité et de dignité. Ainsi dira le conférencier, le travail décent repose sur quatre objectifs et principes soutenus par l’OIT.

Pour les premiers, il s’agit de promouvoir et mettre en œuvre les normes et principes fondamentaux du travail, accroître les possibilités pour les femmes et les hommes d’obtenir un emploi et un revenu convenables, accroître l’étendue et l’efficacité de la protection sociale et enfin renforcer le tripartisme et le dialogue social.

S’agissant donc des principes, l’OIT déclare la liberté d’association et la reconnaissance effective du droit de négociation collective, l’élimination de toute forme de travail forcé ou obligatoire, l’abolition effective du travail des enfants et l’élimination de la discrimination en matière d’emploi et de profession.

Pourquoi le travail décent ?

Plusieurs organisations forment aujourd’hui la Centrale Syndicale Internationale (CSI) représentée par 168 millions de travailleurs de 155 pays. La journée mondiale sur le travail décent voudrait, selon M. Kébé, que toute personne dans le monde ait un emploi lui permettant de mener une vie digne répondant à ses besoins essentiels.

C’est une meilleure manière de lutter contre la pauvreté. Au Mali, ont dit les conférenciers, il serait très difficile de dire que le fonctionnaire malien dispose d’une condition de travail décent, car la demande sociale est trop élevée. Malgré les efforts consentis par le gouvernement, beaucoup reste encore pour assurer un travail décent.
Dans sa lutte pour des conditions de vie et de travail de ses militants, la CSTM a plusieurs activités à son actif sur le plan national.

Les actions de la CSTM

On peut citer notamment l’élaboration d’un plan d’action d’emploi en faveur des jeunes et des femmes, aussi des actions en économie solidaire, plusieurs activités de formation, de protection sociale, de lutte contre le trafic et le travail forcé des enfants en terme de revendication pour améliorer les conditions de vie de travail des syndicalistes. Encore sur le plan régional et international, la CSTM a toujours répondu à la demande de l’OIT et de la CSI dans le cadre du travail décent.

Pour célébrer la journée du 7 octobre dédiée au travail décent, la CSTM organise aujourd’hui un atelier autour du thème à son siège.
En répondant aux questions posées par les journalistes, les conférenciers ont tous démontré que la CSTM, partout ou elle est représentée, a fait ses preuves dans le cadre de l’emploi des jeunes, la lutte contre les privatisations de nos sociétés et entreprises, la réinsertion sociale des anciens travailleurs.

Hady BARRY

7 octobre 2008