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Le succès repose sur l’engagement de tous les acteurs de la filière, la maîtrise des pathologies animales, le développement des cultures fourragères et la gestion rationnelle de l’espace pastoral.Le Premier ministre Modibo Sidibé a présidé hier au Palais de la Culture Amadou Hampaté Ba, la 5è édition de la Journée mondiale du lait célébrée le 1er juin, et le début de la campagne 2010-2011 de cultures fourragères.

jpg_lait-journee.jpgC’était en présence de Mme Diallo Madeleine Bâ, le ministre de l’Élevage et de la Pêche, de plusieurs membres du gouvernement ainsi que la représentante résidente du Fonds des nations unies pour l’agriculture et l’alimentation (FAO), Mme Mariam Mahamat Nour et des représentants du corps diplomatique, etc. Les activités de cette Journée sont placées cette année sous le signe de la commémoration du cinquantenaire de notre pays avec comme thème : « La valorisation du lait cru local ».

Au Mali, l’activité pastorale occupe plus de 80 % de la population rurale. Elle constitue la principale source de subsistance pour plus de 30 % de nos concitoyens. Malgré ce potentiel important et la place de choix qu’elle occupe dans l’économie nationale, la consommation moyenne de lait par habitant et par an, est estimée à 12 litres. Tandis que le ratio de la FAO est de 62 litres par individu et par an.

La quantité de lait disponible est estimée à 600 millions de litres par an, selon le ministre de l’Elevage et de la Pêche. Mais cette quantité est peu collectée et transformée. Ce qui explique, sans l’excuser, l’importation chaque année, de quantités importantes de lait et de produits laitiers. Cette importation mobilise des devises équivalant à 15 et 20 milliards de nos francs.

Face à cette situation, le gouvernement a adopté en 2008, une stratégie de valorisation du lait cru local avec comme objectif d’accroître sensiblement la production locale de lait, d’assurer l’accessibilité et la collecte du lait local pour les industries de transformation et de valoriser l’implantation de ces dernières à travers le pays.

Le département de l’élevage ambitionne à moyen terme, d’accroître la production de lait et de faciliter son accès aux consommateurs. Ceci permettra d’augmenter de façon substantielle, la consommation moyenne de la population. Cependant, la réussite de cette stratégie de développement repose sur la disponibilité et l’engagement de tous les acteurs de la filière lait, a souligné Madeleine Bâ.

Elle passe par la maîtrise des pathologies animales et le développement des cultures fourragères, parallèlement à la gestion rationnelle de l’espace pastoral. Mamadou Diallo, le porte-parole du syndicat des producteurs laitiers, estimé que la filière méritait toute sa place dans l’économie malienne, qu’elle devait être soutenue et accompagnée à tous les niveaux.

Il propose ainsi une subvention de l’État à hauteur de 50 % des équipements d’élevage (médicaments, alimentation du bétail, etc.), la sécurisation des exploitations pastorales et la réduction notable des importations de produits laitiers. Son organisation, indique-t-il, vise à multiplier par 5 la production laitière dans un an. « Nous vous prenons au mot », a lancé le chef du gouvernement qui a assuré les acteurs du soutien de l’État.

L’objectif des plus hautes autorités du pays est de faire de l’élevage un des leviers du développement économique et social, a indiqué Modibo Sidibé. Aujourd’hui, note-t-il, l’élevage est un atout et un facteur d’intégration sous-régionale pour notre pays. Le secteur représente 11 % du produit intérieur brut (PIB).

Il faut, a recommandé le chef du gouvernement, aller vers l’exploitation des produits laitiers pour conserver et rentabiliser la manne financière que perd l’économie nationale à cause de l’importation du lait et de ses produits dérivés. Comme actions dans ce sens, on note la multiplication de centres de collecte de lait et de petites unités de transformation à travers tout le pays jusqu’à Kidal et Ménaka.

Il n’y a pas de lait sans vache. Et une vache ne peut produire suffisamment de lait que si elle est bien alimentée. Ainsi, au titre de la campagne 2010-2011, le Premier ministre a remis au représentant des éleveurs, le député Cheick Hamalla Bathily, des semences fourragères.

Le lancement de cette campagne qui est désormais instituée dans notre pays permettra aux éleveurs de disposer pour leurs troupeaux, d’une alimentation suffisante à laquelle s’ajouteront des complément alimentaires comme l’aliment bétail, dont dépend fortement l’activité.

La cérémonie s’est achevée par la visite des stands d’exposition d’animaux, de projets d’élevage, de matériels de transformation, de médicaments et de produits laitiers, effectuée par le chef du gouvernement.

Cheick Amadou Dia

L’Essor du 02 Juin 2010.

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5ème édition de la journée mondiale du lait au Mali : Sous le signe de la valorisation du lait cru local

La célébration de la journée mondiale du lait coïncide, cette année, avec le cinquantenaire du Mali. La valorisation du lait cru local est le thème central de la présente édition.

Le premier juin a été institué, depuis 2001, journée mondiale du lait par l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO). A l’instar de la communauté internationale, le Mali a célébré, hier, avec faste, sa cinquième journée. Discours, prestation artistique et culturelle, remise symbolique de cultures fourragères aux éleveurs et visite des stands ont été les temps forts de la cérémonie d’ouverture de cette 5ème édition et le lancement officiel de la campagne 2010-2011 de cultures fourragères.

Présidée par le premier ministre, Modibo Sidibé, l’ouverture a enregistré la participation des membres du gouvernement, de la Représentante -résidante de la FAO au Mali et l’ensemble des acteurs du monde de l’élevage au Mali.

Le Mali est un grand pays d’élevage, avec un des cheptels les plus importants de l’Afrique subsaharienne. L’élevage est pratiqué par au moins 80% de la population rurale et constitue la principale source de subsistance pour plus de 30% de la population. Il occupe une place de choix dans I’ économie nationale.

Malgré ces atouts et toutes les potentialités de notre élevage, la consommation moyenne de lait par habitant et par an au Mali reste encore faible. Elle est d’environ 12 litres. Ce qui est de loin inferieure à la norme indiquée par la FAO, estimée à 62 litres par personne et par an. Le disponible laitier du cheptel, estimé à environ 600 millions de litres, est très peu collecté et transformé.

Au nom des éleveurs, le représentant du collectif des producteurs de lait a déclaré que le Mali peut multiplier par cinq en quantité et qualité sa production annuelle en lait si le gouvernement prenait certaines dispositions pour faire face au coût élevé des intrants de l’élevage par une subvention à hauteur de 50%, l’application diligeante du volet relatif aux taxes de la Loi d’orientation agricole et la sécurisation des exploitations de l’élevage. La Représentante de la FAO au Mali a indiqué que l’édition 2010 se tient dans un contexte difficile en raison de la hausse prix du lait.

Saluant les efforts du gouvernement, elle a souligné la situation préoccupante du cheptel au Nord du Mali. A la croire, le lait est l’élément clé pour atteindre la sécurité alimentaire. Dans son intervention, le ministre de l’Elevage et de la pêche a souligné les efforts du gouvernement face à cette situation.  » Notre ambition est d’accroître la production de lait et de faciliter son accès aux consommateurs en augmentant, de façon substantielle, la consommation moyenne de la population à moyen terme. D’où le choix du thème de l’édition 2010 : la valorisation du lait cru local « , a déclaré Mme le Ministre.

A la croire, la réussite de la stratégie de valorisation du lait cru local, adoptée par le gouvernement en 2008, repose essentiellement sur la disponibilité et le ferme engagement de tous les acteurs de la filière lait, la maîtrise des pathologies animales et le développement des cultures fourragères, parallèlement à la gestion rationnelle de l’espace pastoral.

Elle a, en outre, adressé ses vifs remerciements aux partenaires comme la FAO, les ONG Vétérinaires Sans Frontières Suisse et Belgique, Initiative Conseil Développement « ICD » et à tous ceux qui ont contribué au financement et à I’ organisation de la présente Journée.

Le menu de cette cinquième édition au Mali prévoit, pendant trois jours, des expositions d’animaux, de produits laitiers, d’aliments du bétail, des produits vétérinaires, de matériels génétiques venus de nos régions et du district de Bamako et aussi des conférences débats sur des thèmes d’actualité.

Le premier ministre a saisi l’occasion pour donner, en même temps, le ton de la campagne 2010 – 2011 de cultures fourragères. Il a symboliquement remis des semences aux représentants des éleveurs, Cheickna Hamalla Bathily. Modibo Sidibé de rassurer les acteurs du sous- secteur élevage de la disponibilité de son gouvernement pour faire du Mali un véritable pays à vocation agro-sylvo-pastorale.

Soumaila GUINDO

L’Indépendant du 02 Juin 2010.