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Le Maire de Kati a salué et remercié le REDECOMA qui a choisi cette année sa commune pour les festivités de la journée mondiale du consommateur. Il a souhaité la bienvenue à tous avant de demander la continuité des actions en dehors de la journée mondiale. Il a rassuré de son soutien aux initiatives pour la défense des droits des consommateurs maliens.

A son tour, la secrétaire générale de la section REDECOMA Mme Diarra Minata Balayira a souhaité la bienvenue à tous et a rappelé les objectifs de l’association qui sont entre autres l’éducation permanente du consommateur par les moyens d’information adéquats, ou les services, la prise en compte des préoccupations et des observations des consommateurs.

LE THEME INTERPELLE LES AUTORITES
Le président du REDECOMA M. Badou Samounou a rappelé que la journée mondiale du consommateur a été instituée en 1983 avant de rappeler le thème consacré à l’édition 2005 à savoir : <>.

Pour lui, après l’insécurité des routes, celle dans les villes et campagnes, les OGM ou OVM (organismes vivants modifiés) constituent une nouvelle forme d’insécurité. Le président du REDECOMA indique que les OGM sont pour les consommateurs des sujets d’inquiétude et de préoccupation.

Les formes d’introduction de ces organismes dans notre agriculture et dans notre alimentation foulent au pied les principes directeurs pour la protection des consommateurs (PDPC) et les huit droits du consommateur, notamment ceux liés à la sécurité, au choix, à l’information, à un environnement sain, a-t-il dit.

A cet effet, il ajoutera que l’organisation internationale des consommateurs (OIC) (dont le REDECOMA est membre) et ses membres, en choisissant de dire <>, exigent l’étiquetage des OGM pour leur identification, la conduite de tests indépendants prouvant leur innocuité, l’établissement des zones OGM sûres et la promulgation de lois à cet effet afin d’empêcher la contamination des plantes conventionnelles.

Comme pour citer le Directeur général de l’OIC pour le bureau Afrique, il dira : <>. Il a demandé plus de vigilance, pour ne pas se laisser impressionner par des données qui en cachent d’autres beaucoup plus redoutables.

Le représentant de l’académie de Kati, M. Sanogo, indiquera que l’école est la plus exposée aux dangers liés à la consommation. Selon lui, il est nécessaire de défendre les droits des enfants qui visent le même but que les objectifs assignés par le REDECOMA. Il a jugé le thème d’actuel et a rassuré le soutien du secteur de l’éducation de Kati.

En effet, Mme Assétou Samaké, professeur à la FAST, spécialiste en biologie (génétiste), membre du REDECOMA expliquera la genèse des OGM en langue nationale bamanan avant d’ajouter que les autorités maliennes demeurent favorables à leur adoption.

Chose qui provoquera l’ire des participants qui restaient cependant muets car ne comprenant pas français pour la plupart. Bon nombre d’entre eux ont martelé qu’ils ne changeront jamais leur culture pour rien au monde. L’ignorance de la portée de certaines décisions par les autorités a été fustigée.

D’ailleurs le représentant de la chambre d’agriculture de Kati était présent, il demandera à la communauté de Kati de se joindre au REDECOMA pour lutter contre les OGM afin que les efforts des milliers de cultivateurs ne soient pas vains. Rendez-vous est donc pris pour l’édition 2006.

Salifou BANGALI

21 Mars 2005