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A l’occasion de la journée mondiale du souvenir des victimes d’accident de la route marquant aussi la célébration de la première journée africaine de la sécurité routière, l’association Action et jeunesse pour le développement sécuritaire (AJD-sécurité routière) et l’Association des jeunes pour le développement de Samé ont organisé une marche le dimanche 18 novembre pour dénoncer l’insécurité routière qui sévit sur la route de Samé.

Massacre des gros porteurs non au silence coupable », « non aux gros porteurs dans le district de Bamako », « Agir vite pour sauver des vies à Kati, Bamako et Samé ». Voila des slogans qu’on pouvait lire le dimanche lors de cette marche. Partis de la mosquée du vendredi de Samè, les marcheurs ont tout au long de leur trajet qui avait pour terminus la station d’essence « Yara », dénoncé l’insécurité routière qui sévit sur ce tronçon. Une insécurité due selon eux aux gros porteurs. Dans une déclaration rendue publique au terme de cette marche, le secrétaire général de l’association AJD-sécurité routière a souligné que chaque jour, ce sont 3000 personnes qui perdent la vie par suite d’accidents de la circulation dans le monde. Près d’un tiers de ces victimes, précisera-t-il, sont des jeunes de moins de 25 ans, plus nombreux encore sont ceux qui s’en sortent avec des traumatismes dont ils conserveront des séquelles à vie.

Selon M.Coulibaly, la situation de notre pays en ce qui concerne la sécurité routière n’est guère reluisante quand on se réfère aux statistiques qui demeurent de plus en plus alarmantes.

Des efforts, dira-t-il, ont certes été faits mais ils restent cependant au deçà des attentes. N’est-il pas temps maintenant de tirer les leçons du passé. Et d’ajouter que de ce fait que les populations de Kati, Zirakoro et Samé sont devenues des boucliers humains à la merci des véhicules gros porteurs qui transforment leur quotidien en deuil à cause des multiples accidents dûs à l’inadaptation de l’infrastructure routière de la zone à la circulation de ces engins qui manquent pour la plupart de freins.

Le secrétaire général de l’AJD-sécurité routière appelle à la réalisation d’un port sec à l’extérieur de la ville de Kati, et cela, dans le plus bref délai. Ce même cri de cœur a été lancé par le président de l’Association des jeunes pour le développement de Samé, qui a rappelé que la situation dans ce quartier est plus que jamais alarmante. Du fait que ce quartier a battu tous les records en terme de statistique sur les accidents dans le district de Bamako. Il faut souligner que cette marche a été couplée à une opération don de sang destinée aux victimes d’accidents de la route.

Kassoum THERA

et Ramata S. Kéita, stagiaire

L’Indépendant du 20 Novembre 2012