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À l’instar de la communauté internationale, notre pays a célébré la Journée mondiale des droits de l’enfant sous le thème : «Un système de protection renforcé pour une protection des droits adaptée à chaque enfant».

Le clou de l’événement a été une rencontre organisée, samedi dernier au Palais de la culture Hamadou Hampâté Ba, sous la présidence de la ministre de la Promotion de la Femme de l’Enfant et de la Famille, Mme Wadidié Founè Coulibaly.

On notait aussi la présence d’autres membres du gouvernement, de la représentante du Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) au Mali, Mme Sylvie Fouet et d’autres invités de marque.

C’est par une visite des stands que la ministre en charge de la Promotion de la Femme a commencé avant de prendre place dans la salle où l’attendaient des dizaines d’enfants venus de différents établissements scolaires et de centres d’éducation et de formation.

Des responsables des structures de défense des droits de l’enfant se sont succédé au pupitre pour témoigner de leur engagement en faveur de la bonne cause, celle des enfants. Ils ont été suivis dans cet exercice par le président du Parlement des enfants, Nouhoum Chérif Haïdara qui a fait la genèse de cette journée, avant d’attirer l’attention sur la nécessité de la célébrer pour une couche sociale particulièrement vulnérable et malheureusement victime de beaucoup maux.

Le jeune parlementaire a rappelé que les enfants ont des droits mais aussi des devoirs. Selon lui, tout cela doit être expliqué aux enfants afin qu’ils en tiennent compte. La représentante de l’Unicef a rappelé le rôle que joue et continue de jouer notre pays dans la défense des droits des enfants.

Le Mali a été non seulement co-président du Sommet mondial des enfants, mais aussi il est parmi les premiers à ratifier la Convention du 20 septembre 1990 surtout à mettre en place des programmes et politiques pour sa mise en œuvre. Actualité oblige, Sylvie Fouet n’a pas passé sous silence la pandémie de la Covid-19 et le contexte d’insécurité qui prévaut. Elle a aussi déploré le fait que plus de 1600 écoles restent encore fermées pour cause d’insécurité. La représentante de l’organisation onusienne a aussi fait le point du partenariat qui le lie à notre pays.

Et de rappeler certaines initiatives qui profitent aux enfants dans le domaine scolaire, notamment l’opération «retour à l’école». Cette initiative a permis l’accès à l’éducation de près de 20.000 enfants vulnérables avec des activités d’insertion, des séances de rattrapage et des offres alternatives. À cela s’ajoute, l‘éducation à distance par la radio qui a été renforcée à travers la fourniture de radios scolaires pour près de 10.000 enfants.

La ministre a expliqué que cet événement offre l’occasion à l’État et ses partenaires nationaux et internationaux de défense des droits de l’enfant, d’intensifier la communication autour de la promotion et la protection des droits de chaque enfant, mais aussi d’examiner les défis en vue d’y apporter des réponses adaptées.

Pour elle, le thème traduit la volonté politique des plus hautes autorités de notre pays, en collaboration avec les partenaires, de créer les conditions de réalisation effective des droits de chaque enfant.

Cela passe, selon la ministre en charge de la Promotion de la Femme, par le renforcement du cadre législatif et institutionnel et un système de protection adapté. «Nous devons être en mesure de collecter, de rapporter, de capitaliser, d’analyser et de documenter toutes les informations relatives aux différents domaines des droits des enfants.

La disponibilité de données fiables est un processus inclusif et participatif qui implique toutes les parties prenantes, y compris les organisations d’enfants», a-t-elle dit. Et de poursuivre avec certaines avancées en matière de défense des droits des enfants.

Parlant de défi, elle dira qu’en 2020, le nombre d’enfants en situation de déplacement forcé était estimé à 192.940 dont 1.118 enfants non accompagnés ou séparés. Cette année, le nombre d’enfants ayant besoin de protection est de 1.274.966.

Le contexte actuel a contribué à exacerber la vulnérabilité des enfants et affecter du coup la disponibilité, la fourniture et la qualité des services de prévention et de réponses adaptés aux besoins des enfants en matière de santé, d’éducation, d’enregistrement à la naissance, d’alimentation, de loisirs, de participation.


Mohamed TRAORÉ

Source: L’Essor