Partager

sida2.jpg


Le taux de prévalence est en régression mais la mobilisation doit se poursuivre et même s’intensifier.

Notre pays à l’instar du reste de la communauté internationale célèbre demain la Journée mondiale de lutte contre le sida.

La célébration de cette journée consacre également le lancement des activités du mois dédié à la lutte contre la pandémie dans notre pays, le mois de décembre.

Dans la perspective de l’événement, le Haut conseil national de lutte contre le sida (HCNLS) a animé hier une conférence de presse. Notre pays est passé d’une prévalence de 1,7 à 1,3% selon les chiffres de l’enquête démographique et de santé (EDS IV), la bonne nouvelle a été annoncée au cours de cette rencontre.

Cette tendance qui est porteuse d’espoir montre qu’avec l’engagement et l’implication de tous, il est possible de ralentir la propagation du Vih-Sida à défaut de pouvoir circonscrire totalement le fléau pour le moment.

Le Haut conseil national de lutte contre le sida s’est attaché à exposer aux journalistes le point de la situation épidémiologique de la maladies et les meilleures pratiques en matière de prévention.

La conférence de presse s’est déroulée à l’hôtel Salam sous la présidence de Mme Maïga Sina Damba, le ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, en présence du représentant résident de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) dans notre pays, Lamine Cissé Sarr.

Principaux animateurs, le secrétaire exécutif du HCNLS, Malick Sène et le Dr Aliou Sylla, coordinateur de la Cellule sectorielle de lutte contre le sida du ministère de la Santé, ont dressé le tableau de la situation épidémiologique de la maladie qui constitue à la fois un problème de santé publique et de développement.

L’analyse des données établit un certain recul de la pandémie dans le monde. Les statistiques de 2006 faisaient état d’un peu plus de 39 millions de personnes infectées par le virus de la maladie. Ces statistiques ont été revues et corrigées par des enquêtes menées dans les pays. Elles relèvent aujourd’hui environ 33 millions de personnes vivant avec le Vih-sida.

La tendance encourageante est également observée dans notre pays où l’engagement des pouvoirs publics et l’application de stratégies efficaces de prévention, de traitement et de prise en charge psychosociale des personnes vivant avec le sida, ont abouti à des résultats probants. Mais ces acquis dans la lutte contre le sida doivent être consolidés. Pour cela, il faut agir avec détermination et renforcer la riposte, ont plaidé les conférenciers.

Le ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, a aussi rappelé que la lutte contre le sida doit être l’affaire de tous et qu’elle nécessite la mobilisation à tous les niveaux. « Avec toutes les actions que nous menons, nous pouvons renverser la tendance« , a jugé le ministre en insistant sur le rôle important des organisations féminines dans la sensibilisation contre le mal.

Malick Sène a, lui, précisé que les bons résultats obtenus découlent de l’engagement fort du chef de l’État, Amadou Toumani Touré et du gouvernement. Un engagement qui s’est concrétisé par la gratuité des antirétroviraux (ARV) pour les personnes atteintes de la maladie.

Le représentant de l’OMS, Lamine Cissé Sarr, a indiqué que pour cette année, la journée sera célébrée sous le thème « appel au leadership » pour susciter l’engagement de tous. Car le sida étant un mal insidieux, il faut absolument consolider les acquis.

sida3.jpgLe Dr Aliou Sylla fera chorus. En plus de l’engagement des pouvoirs publics, les autres corps de la société doivent s’impliquer, a-t-il préconisé en estimant qu’un accent particulier doit être mis sur les programmes de sensibilisation à l’intention des groupes vulnérables.

Cette année, la Journée mondiale de lutte contre le sida coïncide avec le festival radiophonique « Ondes de liberté » qui commence demain. Les organisateurs des deux événements ont pu établir une passerelle entre eux, en choisissant pour le festival un thème particulièrement à-propos : « Radio et lutte contre le sida« .

A ce propos le chef de cabinet du ministère de la Communication et des Nouvelles technologies, Mohamed Soudha Yattara, a précisé que le choix de ce thème pour le festival vise à mettre les hommes de radio au cœur de la prévention et les amener à jouer un rôle de leadership.

Le mois de lutte contre le sida qui démarre demain est divisé en 4 semaines thématiques. La première est celle du leadership des femmes. La seconde celui du secteur privé (le sida en milieu de travail). La troisième semaine met en première ligne la jeunesse, tandis que la dernière est celle du leadership de la société civile.

En plus de ces tranches thématiques au cours desquelles plusieurs aspects de la question seront débattus, de nombreuses autres activités sont programmées comme par exemple l’organisation d’un grand concert dénommé « Nuit blanche« , qui sera animé par des artistes de talent sur l’esplanade du Centre international des conférences.

B. DOUMBIA – L’Essor

30 novembre 2007.