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A l’instar de la communauté internationale, le Mali a célèbre le 19 juin, la journée mondiale de la drépanocytose. L’occasion était opportune pour mettre l’accent sur des questions importantes d’information et d’éducation des populations à l’échelle national car la drépanocytose, malgré le nombre importants de malades à travers le monde, reste une maladie méconnue et négligée aux dires des spécialistes.

La salle de conférence du Centre de recherche et de lutte contre la drépanocytose (CRLD) a servi de cadre le mercredi 19 juin à la célébration de la journée mondiale de lutte contre la drépanocytose. Présidée par la Directrice nationale de la Santé, Mme Oumou Maïga, la cérémonie d’ouverture a enregistré la présence du Directeur du Centre, le Pr. Dapa Diallo, du président de l’Association malienne de lutte contre la drépanocytose (AMLUD), Diadié Koureissi et de nombreux scientifiques.

Le thème de cette année: « Un drépanocytaire un donneur de sang régulier » est un invite à la population à faire du don de sang pour une meilleure prise en charge des malades. La drépanocytose est maladie génétique la plus répandue au monde. Au Mali, chaque année, le nombre de naissances de sujets atteints d’un syndrome drépanocytaire majeur varie entre 5 000 et 6 000 enfants qui auront besoin d’une prise en charge médicale spécifique. Sur le continent africain, elle atteint des millions de personnes. La lutte contre la drépanocytose figure donc depuis 2009 parmi les priorités de l’OMS pour la zone Afrique, tout comme le cancer, le sida et le paludisme.

Selon l’OMS, 50% des drépanocytaires en Afrique décèderaient avant 5 ans en raison, soit d’un défaut de dépistage, soit d’un défaut de prise en charge adéquate, sur fonds d’ignorance de la maladie par les populations. Pour les spécialistes la drépanocytose est une maladie héréditaire qui affecte l’hémoglobine portée par les globules rouges et chargée du transport de l’oxygène dans l’organisme. Chez les enfants, elle se manifeste par des crises douloureuses intenses, des complications essentiellement anémiques et infectieuses. A l’âge adulte, outre les crises douloureuses, ces malades risquent des complications dégénératives oculaires et ostéo-articulaires.

C’est pourquoi, le Directeur du CRLD a attiré l’attention des autorités sur les difficultés liées à la prise en charge de cette pathologie. Il a cependant invité la population à faire le don de sang pour une meilleure prise en charge des malades.

Ramata TEMBELY

L’Indépendant du 21 juin 2013.