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Le 17 juin prochain aura lieu La Journée mondiale de la lutte contre la désertification et la sécheresse qui marque l’anniversaire de l’adoption de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (UNCCD), créée en 1992, suite à une recommandation du Sommet Planète Terre de Rio.

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Dans la plupart des régions menacées par la désertification, les populations vivent essentiellement de l’élevage qui est à la fois leur principale source d’alimentation, une aide pour tirer l’eau des puits et un capital que l’on vend pour acheter des denrées complémentaires… Les éleveurs de ces régions se déplacent avec leurs troupeaux en fonction des pluies et des pâturages accessibles et la désertification est synonyme, pour eux, de famine et de pauvreté. Ils sont, en effet, obligés de vendre leurs animaux et de trouver d’autres moyens de subsistance. Les plus pauvres sont alors contraints de migrer vers les agglomérations ou de partir à l’étranger.

En Afrique, l’un des continents les plus menacés par la désertification, les sécheresses sont à la fois graves et fréquentes. AVSF (Agronomes et Vétérinaires sans frontières) y intervient dans plusieurs pays et en particulier au nord du Mali, dans les régions de Goundam et de Tombouctou où les lacs s’assèchent progressivement, privant ainsi le bétail d’eau et de pâturages. L’élevage, qui représente l’une des premières richesses du Mali, s’en trouve menacé, avec de graves conséquences en termes de pauvreté, de mouvements de populations et de sécurité alimentaire.

Les équipes d’AVSF sont présentes sur le terrain depuis 1983, pour aider les éleveurs maliens et leurs familles à rester sur leur territoire et à vivre de leur élevage. L’association leur fournit une aide technique et financière pour :

– la restauration des puits, permettant aux hommes et aux animaux d’avoir accès à une eau de bonne qualité tout en assurant une gestion durable de cette ressource

– la restauration et la préservation des pâturages pour l’alimentation des troupeaux

– la formation d’éleveurs aux soins vétérinaires de base, permettant de mieux protéger le bétail contre les parasites et maladies contagieuses et donc de mieux résister à la sécheresse

– la commercialisation des animaux et des produits d’origine animale, source de revenus pour les éleveurs, et de protéines pour les populations urbaines de la région.

Malgré l’augmentation de la sécheresse, la présence d’AVSF dans ces régions a permis de préserver un mode de vie pastoral particulièrement adapté aux terres arides. Se déplaçant d’un point d’eau à un autre, ne restant jamais sur les mêmes terres, ces populations maliennes portent très peu atteinte aux ressources naturelles de leurs régions et vivent en harmonie avec leur environnement. Dans un contexte de réchauffement climatique, et donc de compétition accrue pour l’utilisation de ces ressources, AVSF accompagne localement une meilleure concertation entre les différents utilisateurs, notamment pour une meilleure prise en compte de apports de l’élevage.

agrisalon.com 02/06/2008 18:17