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Environ une dizaine d’anciens agents des radios et des journaux du Mali se sont donnés rendez-vous dimanche 3 mai 2009 à l’occasion de la Journée internationale de la liberté de la presse. Nostalgiques des salles de rédaction, ils se sont rencontrés pour faire le point de leur situation.

On compte environ une trentaine d’anciens agents des médias du Mali qui vivent aujourd’hui en France dont très peu continuent à exercer le métier d’animateur de radio ou de rédacteur de presse. Certains avoueront clairement avoir refermé la porte derrière eux en entrant en France. D’autres continuent d’évoluer dans le sillage même si les conditions sont assez difficiles.

Bakary Traoré, un ancien rédacteur du « Soir de Bamako« , qui prépare un diplôme professionnel, déclare que « l’objet de cette rencontre était de prendre contact en vue de déterminer les conditions de création d’une association de journalistes maliens en France ».

L’assemblée a constaté que très peu cependant exercent encore leur métier comme correspondant, collaborateur ou représentant d’un média malien en France à l’image de votre serviteur pour le compte du quotidien « Les Echos » de la Coopérative culturelle et multimédia Jamana.

A l’issue de la rencontre, une commission a été chargée de proposer des pistes de réflexion pour accompagner la diaspora malienne en France dans ses actions de promotion de l’image du pays à travers les structures associatives, entrepreneuriales, le consulaire général et l’ambassade du Mali en France.

Une association devra bientôt voir le jour pour constituer un espace de concertation et d’échange entre les membres et proposer aux médias du pays un cadre de collaboration afin de mieux couvrir l’actualité de la diaspora malienne dont le rôle privilégié est souligné par les autorités de Bamako.

O. Diagola

06 Mai 2009