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La plus grande qualité d’un journaliste

– ne réside pas seulement dans la formation ou le diplôme universitaire mais aussi et surtout dans la capacité d’analyse d’un document, l’objectivité, la recherche de l’information juste, inattaquable, mais surtout jamais la visée de ressources pécuniaires, matérielle et la satisfaction de celui qui vous manipule en vous faisant diffuser ce qu’il veut sur les autres.

Cela suppose que l’information doit être contrôlée et recoupée éventuellement mais jamais balancée pour vendre son âme au diable ou faire chanter ou espérer en tirer un profit matériel, ou financier ou même spirituel. C’est bel et bien la république du Mali qui a été citée dans tous les coins de presse des années de l’indépendance en Afrique et encore aujourd’hui cité parmi les meilleurs modèles de démocraties. Quelle fierté ?

Ils sont fleuve les témoins qui vivent toujours, certes impotents ou atteints par le 3eme âge, qui lisent avec mépris et dans l’impuissance, ce qu’il convient d’appeler aujourd’hui des véritables feuilles de choux, trahissant l’idéal élevé d’une presse digne, oh combien noble, que celui du journalisme à l’écoute du peuple, de l’événement, avec conviction et détermination.

Ce sont ceux là les vrais journalistes engagés pour le sacerdoce ; qui n’ont jamais tremblé pour exprimer leur conviction, sans esprit de griotisme, sans jamais tendre la main, sans aucun dessein machiavélique, et perchés aux cimes des vertus et au dessus de tout soupçon, sans la peur ni la faim au ventre.

Nombreux sont ceux là aujourd’hui, heureusement qui embellissent et parfument notre presse nationale démocratique et plurielle. Ils s’identifient à la première lecture de leurs journaux par leur sérieux, la présentation de l’événement, et aussi leur argumentaire, leurs preuves et par leur très grande dignité.

Ils sont tout différents de ceux qui font les pieds de grue devant tous les bureaux, devant les domiciles des hommes politiques véreux de toutes les tendances ou devant les boutiques de tous les commerçants ou hommes d’affaires dont certains les manipulent à l’occasion par des jetons qu’ils leur jettent pour les faire mentir ou écrire des bévues.

Ces journalistes là n’épargnent personne. Ils n’ont de soucis que leurs poches ou leur ventre.
Puisse Dieu sauver le journaliste Malien.


Vincent

09 Mai 2008