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Dans le cadre de la journée internationale de la paix, l’association des journalistes pour la paix et la non-violence (APJV), en partenariat avec le projet Gestion non violente des conflits (Genevico), a organisé une conférence-débat le jeudi 21 septembre au Centre Djoliba. Etaient présents, Aimé Rodrigue, représentant de Genevico, Allassane Maïga, président de l’Ajpv, Sadou Yattara, président d’honneur de ladite association.

Tous les ans, à travers le monde, la journée internationale de la paix est célébrée le 21 septembre. Cette journée a été déclarée par l’Assemblée générale des Nations unies en vue de renforcer l’idéal de paix, tant au sein des pays et qu’entre les pays eux-mêmes.

Au Mali, l’association des journalistes pour la paix et la non-violence (APJV) a décidé de célébrer cette journée à travers une conférence-débat, sur le thème : «La nécessité d’avoir une presse plus professionnelle au Mali». Et c’est le président d’honneur de cette association, Sadou Yattara, qui a largement épluché ce thème.

Auparavant, le président de l’Ajpv, Allassane Maïga, a indiqué que l’initiative de son association consiste à lutter inlassablement pour la formation d’un journaliste sensible aux conflits. Créée pour contribuer à la prévention, la gestion et la résolution non violente des conflits au Mali et en Afrique, l’Ajpv a déjà organisé une vingtaine de formations en renforcement de capacités à l’intention des jeunes journalistes.

Dans ses propos, le conférencier, Sadou Yattara, a incité les journalistes à être professionnels dans leur travail. Et d’enchaîner : «La presse malienne a connu un boom sans précédent. C’est le résultat de la libéralisation du secteur toujours en mouvement du reste, au point qu’aujourd’hui le paysage médiatique national passe pour être l’un des plus riches quantitativement en Afrique.

Les médias maliens participent activement à l’animation de la vie publique nationale, hier comme aujourd’hui, dans des conditions souvent difficiles jusqu’à entacher l’indépendance éditoriale, la responsabilité sociale quant à la collecte, le traitement, la production et la diffusion de l’information», a-t-il expliqué.

À l’en croire, «en raison des défis auxquels le secteur médiatique est actuellement confronté, pas seulement chez nous, mais également au plan international, un ensemble de principes s’imposent pour exister professionnellement. Ces principes favorisent un comportement d’entreprise responsable sur la base de quatre piliers d’extrême importance : la gouvernance, l’impunité, la transparence et la confiance».

Selon Aimé Rodrigue, Genevico est un programme sous-régional qui travaille dans la gestion non violente des conflits. Le programme intervient au Mali, au Burkina et au Niger. Genevico accompagne les médias dans la quête de leur professionnalisation. Le programme est mis en œuvre au Mali par l’Orfed (organisation pour la réflexion, la formation et l’éducation au développement).

Notons qu’au cours de cette conférence-débat, un accent particulier a été mis sur la quête de la professionnalisation du travail. En effet, le Mali a gagné la bataille du nombre, il lui reste à réaliser celles du professionnalisme et de la qualité.

Korotoumou KARABENTA/stagiaire

Du 27 Septembre 2017